De nouveaux documents affaiblissent la défense de Cristiano Ronaldo, accusé de viol

Selon le journal allemand "Der Spiegel", le footballeur a rempli pour ses avocats deux questionnaires, à trois mois d'intervalle, et sa version des faits a considérablement évolué de l'un à l'autre.

L\'attaquant portugais de la Juventus de Turin, Cristiano Ronaldo, lors d\'un match de Ligue des Champions contre Valence, le 27 novembre 2018 à Turin.
L'attaquant portugais de la Juventus de Turin, Cristiano Ronaldo, lors d'un match de Ligue des Champions contre Valence, le 27 novembre 2018 à Turin. (JOSE BRETON / AFP)

Cristiano Ronaldo a-t-il changé sa version des faits concernant le viol dont l'accuse une Américaine de 34 ans rencontrée en 2009 ? C'est ce que suggère le journal allemand Der Spiegel qui affirme, vendredi 30 novembre, avoir consulté deux questionnaires remplis par le joueur à la demande de ses avocats, en septembre puis décembre 2009. Dans la première version de ce document, il reconnaît que la jeune femme a clairement exprimé son refus d'une relation sexuelle avec lui, ce qu'il nie dans la seconde version.

Selon Der Spiegel, Cristiano Ronaldo est d'abord interrogé au sujet des déclarations de la plaignante avant les faits. "Elle a dit que ce n'était pas correct d'avoir une relation sexuelle, étant donné qu'ils venaient de se rencontrer", est-il écrit dans le premier compte-rendu des réponses du joueur. "Mais malgré cela, elle a attrapé ma bite", affirme-t-il. Dans la seconde version du document, trois mois plus tard, les propos de la jeune femme ne sont plus mentionnés et il est seulement écrit : "Elle a attrapé mon pénis."

Les avocats du joueur démentent

"Elle a dit qu'elle ne voulait pas, mais elle s'est rendue disponible", affirme ensuite Cristiano Ronaldo, selon les propos consignés par un de ses avocats dans la première version du document. Il décrit une pénétration "brutale", durant laquelle "elle continuait à dire non. 'Ne le fais pas', 'je ne suis pas comme les autres.' Je me suis excusé après""Elle a dit non et stop plusieurs fois", poursuit-il.

Trois mois plus tard, Cristiano Ronaldo décrit un rapport sexuel "brutal" mais consenti : "Elle ne s'est pas plainte, elle n'a pas crié, elle n'a pas appelé à l'aide."

Interrogés par Der Spiegel, les avocats de la star de la Juventus ont affirmé que "des portions significatives" du document avaient été "altérées et/ou complètement inventées".