Jeux olympiques : le skate, le surf et l'escalade confirmés dans le programme des JO d'été 2028, des disciplines historiques comme la boxe et l'haltérophilie écartées

Les trois disciplines font leur apparition dans le programme initial des Jeux 2028, au détriment d'épreuves historiques.

Article rédigé par
Maÿlice Lavorel - franceinfo: sport avec AFP
France Télévisions
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Temps de lecture : 3 min.
L'Allemande Lilly Stoephasius s'entraîne dans un skate-park à Tokyo juste avant les épreuves olympiques, le 23 juillet 2021. (CHRISTOPHE GATEAU / DPA)

La grande messe olympique continue de mettre l'accent sur les nouvelles disciplines. Le CIO, réuni à Pékin jeudi 3 février, à la veille de l'ouverture des Jeux d'hiver 2022, a confirmé le statut olympique du skate, du surf et de l'escalade. Les trois disciplines vont donc intégrer le programme initial des JO 2028, qui se tiendront à Los Angeles, comme l'avait proposé la commission exécutive de l'instance en décembre.

"Des sports emblématiques de la Côte ouest"

"Los Angeles 2028 a toujours eu pour but d'apporter plus de fraîcheur, d'énergie juvénile et de créativité dans le mouvement olympique et paralympique", a affirmé Casey Wasserman, le patron du comité d'organisation, ne tarissant pas d'éloges sur "des sports emblématiques de la Côte ouest".

Le skate, le surf et l'escalade avaient fait leur apparition aux Jeux de Tokyo l'été dernier, en tant que "sports additionnels", proposés par la ville-hôte. Avec des participants souvent jeunes (comme la Japonaise Momiji Nishiya, médaillée d'or de l'épreuve de rue, à 13 ans), ils avaient fait souffler un certain vent de fraîcheur sur l'événement. 

Le podium de l'épreuve féminine de rue aux JO de Tokyo, composé de Rayssa Leal, Momiji Nishaya et Funa Nakayama, le 26 juillet 2021. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Les trois disciplines seront de nouveau présentes comme sport additionnel à Paris en 2024, aux côtés du breakdance. Puis, elles intégreront définitivement la famille olympique quatre ans plus tard, aux Etats-Unis, ouvrant la voie à la découverte de nouvelles disciplines additionnelles, selon les envies et inspirations du comité organisateur californien.

Des disciplines olympiques centenaires mises de côté

Mais pour ne pas dépasser le quota de 10 500 athlètes participants imposé par le CIO, leur promotion se fait au détriment de trois autres disciplines olympiques depuis plus d'un siècle, et qui ont beaucoup fait parler dernièrement : la boxe, l'haltérophilie et le pentathlon moderne. 

L'International boxing association (ex AIBA) fait face à des soupçons de défaillances en matière de gestion et d'arbitrage depuis plusieurs années. À l'été 2019, elle avait été suspendue par le CIO, qui avait pris en charge l'organisation des tournois de qualifications olympiques et des épreuves de boxe à Tokyo. Au Japon, plusieurs décisions arbitrales avaient fait polémique, notamment la disqualification litigieuse du Français Mourad Aliev en quarts de finale du tournoi des +91kg. Fin septembre 2021, le rapport McLaren avait révélé l'existence d'un système de tricherie, de trucage et de corruption au sein même de la Fédération, notamment autour de combats olympiques à Rio.

Le boxeur Mourad Aliev après avoir été disqualifié en quarts de finale des Jeux olympiques de Tokyo, le 1e août 2021. (RAMIL SITDIKOV / SPUTNIK)

L'haltérophilie est toujours sous la menace d'une radiation olympique dès 2024 en raison d'une cascade de scandales de dopage et corruption : plus de dix millions de dollars non comptabilisés, et au moins 40 cas de dopage dissimulés, dont des médaillés d'or et d'argent, selon le résultat d'une enquête indépendante publiée en 2020. La discipline demeure sous surveillance étroite du CIO. 

Le pentathlon sous le feu des projecteurs depuis Tokyo 

Le pentathlon moderne est lui en pleine révolution après l'affaire des Jeux de Tokyo. Lors de l'épreuve olympique, l'entraîneure de l'Allemagne Kim Raisner avait été exclue pour avoir donné un coup de poing à Saint Boy, la monture d'Annika Schleu, qui lui avait fait vivre un calvaire lors de l'épreuve d'équitation et perdre toute chance de médaille. En novembre, l'Union internationale du pentathlon moderne avait annoncé sa décision de retirer l'épreuve d'équitation de la discipline, et est encore à la recherche d'un sport de substitution. 

Tout n'est cependant pas terminé pour ces trois sports. Ils pourront revenir au programme de Los Angeles lors de la session du CIO de 2023, s'ils donnent suffisamment de gages de réforme, a rappelé jeudi le président de la commission du programme olympique, l'Autrichien Karl Stoss.

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