Basket : les stars de la NBA se mobilisent pour Brittney Griner, jugée en Russie pour détention de stupéfiants

La basketteuse américaine de 31 ans est accusée d'avoir transporté 0,7 gramme de cannabis en février dernier à Moscou. Elle a plaidé coupable et risque jusqu'à dix ans de prison.

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La basketteuse américaine Brittney Griner, le 30 septembre 2021 à Las Vegas, dans l'Etat du Nevada (Etats-Unis). (ETHAN MILLER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Brittney Griner l'écrit elle-même dans une lettre au président Joe Biden, arrivé dans le Bureau ovale lundi 4 juillet, jour de l'indépendance américaine: "Je me rends compte que vous vous occupez de tant de choses. Mais s'il vous plaît, ne m'oubliez pas". La star américaine du basket féminin est jugée ce jeudi 7 juillet en Russie pour "détention de stupéfiants" : elle avait été arrêtée en février, à l'aéroport Sheremetyevo de Moscou, puis placée en détention. Elle a plaidé coupable de contrebande de drogue devant le tribunal de Khimki, dans la banlieue moscovite.

La joueuse des Phoenix Mercury venait en RUssie pour jouer durant l'intersaison américaine, une pratique courante pour les basketteuses qui gagnent parfois mieux leur vie à l'étranger que chez elles. C'est à son arrivée à l'aéroport que les douaniers russes affirment avoir trouvé dans ses bagages du liquide pour cigarette électronique et 0,7 gramme de cannabis.

Pour ses coéquipières des Phoenix Mercury, l'indignation, notamment médiatique, n'est pas assez forte. "Si c'était LeBron James, la star de la NBA, résume son entraîneuse Vanessa Nygaard, il serait déjà à la maison". Avis partagé par le champion 2022 de la NBA, Stephen Curry, star des Golden State Warriors : "Si vous comparez sa situation au bruit et à la prise de conscience qu'aurait créée celle de quelqu'un d'autre... Je n'aime pas jouer à ce jeu parce que pour l'instant, il faut juste la ramener chez elle." 

Une pétition en ligne pour sa libération rassemble 300 000 signatures et les soutiens se multiplient aussi sur les réseaux sociaux avec le hashtag (mot clé) "WeAreBG" ("Nous sommes Brittney Griner").

La piste d'un échange de prisonniers

Tout est fait à Washington pour que Brittney Griner puisse rentrer aux États-Unis, discrètement, d'après la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre : "Madame Griner a parlé samedi avec le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan. C'était leur deuxième appel en dix jours. Le secrétaire Blinken a également parlé avec madame Griner récemment. Le président a fait de cette question sa priorité". 

Que risque la basketteuse ? L'affaire a pris une forte connotation politique en pleine crise russo-américaine après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Ainsi, si la quantité de drogue incriminée – 0,7 gramme – est faible, la jurisprudence russe en la matière fait craindre une peine sévère : entre cinq et dix ans de prison. Vendredi 30 juin son procès avait été ajourné, certains témoins ne s'étant pas présentés. 

Le ministère des Affaires étrangères russe a d'ores et déjà annoncé que Brittney Griner pourrait demander une grâce, mais son cas risque de se régler au niveau diplomatique. Ces dernières années Moscou et Washington ont plusieurs fois échangé des prisonniers condamnés sur leur sol. Concernant Brittney Griner, la presse russe a déjà évoqué un possible échange avec le trafiquant d'armes russe, Viktor Bout, condamné en 2012 à 25 ans de prison aux États-Unis.

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