JO 2021 - Football : quatre raisons de regarder Japon-France, le dernier match de poule des Bleus

L'équipe de France olympique affronte le Japon mercredi, dans un match décisif pour la qualification pour les quarts de finale.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min.
Les joueurs de l'équipe de France après leur victoire face à l'Afrique du Sud, le 26 juillet, à Saitama.  (AYAKA NAITO / AFP)

Après les Bleus à l'Euro, les joueurs de Sylvain Ripoll offrent lors des Jeux olympiques de Tokyo un tourbillon d'émotions aux fans de football. Après une lourde défaite d'entrée face au Mexique (1-4), l'équipe de France olympique a remis les pendules à l'heure, non sans difficultés, face à l'Afrique du Sud dimanche (4-3).

Au moment d'aborder son dernier match face au Japon, mercredi 28 juillet (13h30 heure française), dans le stade Nissan de Yokohama, cette équipe de France olympique avance sans certitude. À part celle de devoir s'imposer pour voir les quarts de finale de la compétition.

Les Bleus peuvent se qualifier en quarts de finale

Avant la dernière journée de la phase de poules, tout reste ouvert dans le groupe A. Le Japon (6 points) trône en tête devant le Mexique et les Bleus (3 points chacun) et l'Afrique du Sud (0 point). L'équation est simple pour l'équipe de France : si les Bleus réalisent un meilleur résultat que les Mexicains, ils effaceront l'obstacle de la phase de poules. 

Mais dans le cas où le Mexique s'imposerait face à l'Afrique du Sud, il faudra donc faire tomber le pays organisateur. Sauf qu'une simple victoire ne sera pas suffisante pour les hommes de Sylvain Ripoll qui traînent la gifle reçue contre les Mexicains (1-4) comme un boulet pour leur différence de buts, critère de départage. Un succès par au moins deux buts d'écart sera donc nécessaire. Mais la tâche s'annonce ardue contre des Japonais toujours invaincus et avec une défense tricolore à la fragilité désolante (7 buts encaissés en deux matchs).

Une rencontre pleine de suspens pour les Bleus. Après avoir été très souvent menés au score, l'équipe de France gagne 4 buts à 3 dans un match complétement fou.

Un spectacle assuré

Une équipe de France dos au mur, c'est l'assurance d'assister à des buts. Demandez plutôt à Sylvain Ripoll, qui avait fait le choix d'aligner une équipe plus offensive face à l'Afrique du Sud pour remonter sa différence de buts négative, et qui a finalement vécu un ascenseur émotionnel conclu par le but, dans les toutes dernières secondes, de Téji Savanier. Oui, les Bleus offrent du spectacle et des retournements de situation aux téléspectateurs depuis le début de la compétition.

Mais cet ascenseur émotionnel ne plaît pas vraiment à Ripoll. "C'était un match complètement fou, avec un scénario exceptionnel, mais le technicien que je suis ne peut pas s'en satisfaire complètement car c'était trop fragile en matière de structure défensive", expliquait le sélectionneur après le match contre l'Afrique du Sud. Avec une équipe de France condamnée à attaquer pour battre les Japonais alors qu'elle possède la pire défense du tournoi, ce match décisif a tout pour être agréable à suivre.

Profiter de Gignac en Bleu

André-Pierre Gignac aux Jeux olympiques, c'est un peu le Karim Benzema des Bleus à l'Euro. Un retour en sélection cinq ans après, des performances décisives et, pourtant, une équipe de France qui déçoit. Face à l'Afrique du Sud, Gignac a été le meilleur joueur des Bleus, qui a permis à ces derniers de rester dans le match en égalisant par trois fois, puis en arrachant la victoire d'une belle passe décisive dans les derniers instants de la rencontre. Regarder le match face au Japon, c'est peut-être apercevoir une dernière fois Gignac avec un maillot bleu sur les épaules.

André-Pierre Gignac après avoir inscrit un triplé face à l'Afrique du Sud aux Jeux olympiques de Tokyo, le 25 juillet.  (KAZUHIRO NOGI / AFP)

À 35 ans, sa carrière avec les A est terminée depuis longtemps, mais Gignac était déterminé à participer aux JO. Et le joueur des Tigres, devenu une véritable star au Mexique, le fait avec brio : quatre buts et une passe décisive en deux matchs, et un statut de capitaine et de grand-frère pris très à cœur depuis le début de la compétition.

Face aux Japonais, Gignac sera l'arme principale des Bleus, celui sur lequel se reposera en priorité Ripoll. Un match dans le match opposera Gignac, 35 ans, à Takefusa Kubo, 20 ans.

Découvrir Kubo, la pépite japonaise

Assister au match entre la France et le Japon, c'est également apprendre à connaître le jeune Takefusa Kubo, joueur de 20 ans et grande star dans son pays. Depuis le début de la compétition, il est l'élément le plus important de l'effectif japonais, celui à qui son sélectionneur, Hajime Moriyasu, a confié les clés du camion malgré son jeune âge. Résultat, Kubo a déjà inscrit deux buts en deux matchs.

Kubo, c'est un petit gabarit, suivi au Japon depuis son plus jeune âge et son départ au Barça en 2011 à l'âge de 10 ans. Surnommé le "Messi japonais", Kubo était revenu au pays en 2015 avant de débuter en professionnel en mai 2017 avec le FC Tokyo, à 15 ans seulement.

Depuis, le Japonais a signé au Real Madrid et peine à confirmer au plus haut niveau. Sa dernière saison et ses deux prêts ratés à Villarreal et Getafe le confirment. Mais avec la sélection olympique, Kubo semble libéré d'un poids. Et les Bleus devront s'en méfier.

Takefusa Kubo célèbre son but face au Mexique, le 25 juillet, à Saitama.  (AYAKA NAITO / AFP)

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers La France aux JO de Tokyo 2021

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.