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Euro 2021 : éliminée en quarts de finale, la Belgique se rate encore une fois

Comme en 2016, la Belgique s’arrête au stade des quarts de finale à l’Euro. Une nouvelle déception pour les Diables Rouges, qui espéraient remporter leur première grande compétition internationale.

Article rédigé par Denis Ménétrier, franceinfo: sport
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Thibaut Courtois déçu après la défaite de la Belgique face à l'Italie, en quart de finale de l'Euro, le 2 juillet à Munich (MATTHIAS HANGST / AFP)

Les compétitions passent et se ressemblent pour la Belgique. Pour la quatrième fois consécutive, après la Coupe du monde 2014, l’Euro 2016 et le Mondial 2018, les Diables Rouges ont été éliminés malgré une génération dorée. Cette fois-ci, c'est face à l'Italie, en quarts de finale de l'Euro 2021 (1-2). Pourtant, comme à chaque début de tournoi, les espoirs étaient grands de voir la Belgique débloquer enfin son palmarès international.

Il faudra donc repasser et attendre un an et demi et la Coupe du monde 2022 au Qatar. Les regrets belges seront d’autant plus grands qu’après les éliminations de la France, du Portugal ou encore de l’Allemagne dans cet Euro, le chemin vers un trophée n’avait jamais semblé aussi ouvert. La Belgique aura finalement buté sur plus fort qu’elle, comme lors des dernières compétitions : en 2014, elle s’était inclinée en quarts face au futur finaliste, l’Argentine (0-1), tout comme en 2016 face à l’étonnante équipe du pays de Galles (1-3) et en 2018 en demi-finale face aux futurs champions du monde français (0-1).

La Belgique s'est reniée

De cette défaite frustrante face aux Bleus de Didier Deschamps était ressorti le "seum" belge, dont les supporters français continuent de se délecter aujourd’hui. Les joueurs des Diables Rouges estimaient que la France n’avait pas joué alors que la Belgique se reposait sur une possession de balle plus importante et était plus entreprenante. Pour cet Euro 2021, les joueurs de Roberto Martinez se sont essayés à cette méthode tricolore : moins de possession de balle pour plus de verticalité dans le jeu offensif.

La recette avait fonctionné face au Portugal en huitièmes de finale (1-0). "On a joué de manière intelligente", expliquait alors Roberto Martinez, le sélectionneur belge. Ça n’aura pas marché face à l’Italie, malgré les deux occasions de Kevin de Bruyne et Romelu Lukaku en première période. Résultat : avec cette élimination, la Belgique sort déçue et a renié certains de ses principes de jeu.

"On n’a pas joué comme on le voulait, on a beaucoup défendu et, si on veut aller plus loin, il va falloir jouer mieux que ça", avertissait Eden Hazard après la victoire face au Portugal. L’absence du capitaine belge et la condition physique de Kevin De Bruyne pour ce quart de finale face à l’Italie n’ont pas aidé. Alors qu’elle domine le classement FIFA depuis bientôt trois ans, la Belgique va donc devoir patienter pour tenter à nouveau sa chance dans une grande compétition internationale.

Kevin de Bruyne après la défaite de la Belgique face à l'Italie, le 2 juillet à Munich (FEDERICO GAMBARINI / AFP)

Un groupe vieillissant

Avec quels joueurs ? Dans l’année qui a suivi la déception du Mondial 2018, la Belgique a vécu des changements avec la retraite internationale de Marouane Fellaini et du capitaine Vincent Kompany. Petit à petit, la génération dorée de la Belgique se renouvelle et certains joueurs présents depuis dix ans en sélection vont certainement quitter le navire et ne verront pas le Qatar en 2022.

Jan Vertonghen (34 ans), Thomas Vermaelen (35 ans) ou encore Dries Mertens (34 ans) sont sur la fin, alors que l’effectif de la Belgique (28,7 ans de moyenne d’âge) vieillit de compétition en compétition. La défense des Diables Rouges sera l’un des chantiers alors que le vivier dans ce secteur n’est pas très important. Lors du Mondial 2022, la Belgique pourra tout de même compter sur ses tauliers Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku, Axel Witsel ou encore Eden Hazard, si ce dernier parvient à enchaîner des rencontres sans se blesser.

Jeremy Doku (19 ans), très bon face aux Italiens malgré la défaite, fait partie des éléments amenés à apporter de la fraîcheur à ce groupe. Sa titularisation en quarts de finale en dit long sur la confiance que Roberto Martinez lui accorde. Le sélectionneur belge, de nationalité espagnole, a été prolongé jusqu’en 2022 il y a un an et devrait encore être présent lors du Mondial au Qatar. Après la 3e place acquise à la Coupe du monde 2018, l’objectif sera de faire mieux. Au risque de vivre une nouvelle déception et de connaître un déclassement qui pourrait perdurer.

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