Euro 2021 : invincible, l'Italie maîtrise la Belgique et jouera l'Espagne en demi-finales

Convaincants, les Italiens ont dominé le jeu pour frustrer la Belgique (2-1) vendredi soir à Munich et ainsi rejoindre l'Espagne dans le dernier carré.

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France Télévisions
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Marco Verratti (gauche) et Lorenzo Insigne (droite) félicitent Nicolo Barella (centre) après le premier but de l'Italie contre la Belgique en quarts de finale de l'Euro 2021. (CHRISTOF STACHE / AFP)

Son premier test face à un gros en compétition majeure était très attendu. L’Italie de Roberto Mancini l’a passé haut la main en dominant la Belgique (2-1) en quarts de finale de l’Euro 2021, vendredi 2 juillet, à Munich. Pas impressionnée par un adversaire très ambitieux qui venait de s’offrir le scalp du tenant du titre portugais, la Squadra Azzurra a construit son succès en s’appuyant sur sa capacité à maîtriser le jeu.

En atteignant la barre des 32 matchs consécutifs sans défaite, l’Italie a une nouvelle fois montré qu’elle était sûre de ses forces. Grâce à son trio du milieu de terrain Barella-Jorginho-Verratti, elle a multiplié les sièges devant la défense belge tout en faisant preuve de calme et de patience pour la percer. Alors qu’elle avait été emmenée en prolongation par l’Autriche au tour précédent (0-0, 3-1 a.p) pour avoir un peu trop ronronné, l’Italie n’a cette fois pas tardé à trouver la faille.

Barella et Insigne buteurs

Le premier message a été envoyé après douze minutes de jeu et un but refusé de Leonardo Bonucci, sanctionné pour une position de hors jeu. Mais à force de faire reculer la défense belge et de lui faire mal en créant constamment le surnombre sur le côté de Thomas Meunier, la faille n’a pas mis longtemps à être trouvée. Décalé par Marco Verratti dans la surface, Nicolo Barella a ouvert le score après s’être extirpé d’une forêt de jambes pour enchaîner d'une frappe croisée imparable (31e).

Profitant de l’apathie belge, Lorenzo Insigne a doublé la mise treize minutes plus tard (44e). Un crochet sur Youri Tielemans, quelques pas pour avancer, un champ libre laissé par l’arrière-garde adverse… Les conditions étaient idéales pour que le Napolitain envoie sa spéciale dans la lucarne de Thibaut Courtois, cette fameuse enroulée du pied droit depuis l’extérieur de la surface adverse.

Inquiétude autour de Spinazzola

Si les Belges ont réduit le score juste avant la pause grâce à un penalty obtenu par Jérémy Doku et transformé par Romelu Lukaku (45e+2), jamais ils n’ont réussi à revenir à hauteur. Ils ont été trop brouillons et pas assez tueurs, à l’image du centre de Kevin De Bruyne pas conclu par Lukaku, pourtant devant la ligne de but au deuxième poteau - Leonardo Spinazzola rôdait par là (61e). La dernière équipe des Diables Rouges à avoir atteint le dernier carré d’un Euro restera celle de 1980.

Evidemment, les espoirs de sacre de l’Italie, eux, restent intacts. Pour ce faire, il faudra prendre le meilleur en demi-finale sur l’Espagne, qui s’est qualifiée difficilement quelques heures plus tôt en s’imposant aux tirs au but contre la Suisse (1-1, 3-1 t.a.b). Mais, la Nazionale devra probablement faire sans l’un des ses hommes forts, le latéral gauche Leonardo Spinazzola, sorti sur civière à cause d'une douleur au tendon d'Achille et en pleurs à dix minutes de la fin du match.

"La route est encore longue, il y a encore deux matches. On n'avait pas un résultat minimal à atteindre. On a mérité de gagner. Les joueurs ont été extraordinaires, même si on a un peu souffert. C'était un match assez ouvert au début. La souffrance, on l'a sentie vers la fin quand ils ont poussé, mais pas avant", a réagi Roberto Mancini au micro de la Rai. 

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