Exposition Harry Potter à Paris : le succès des produits dérivés made in France d'une licence "qui s'adresse à tout le monde"

Alors que l'exposition consacrée à Harry Potter ouvre vendredi à Paris, la licence se décline désormais sur des coussins, des rideaux et des meubles, produits en France.
Article rédigé par Sophie Auvigne
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
Les trois frères et sœurs à l'origine des produits Fantastic Home, inspirés d'Harry Potter. (FANTASTIC HOME)

L'exposition interactive Harry Potter débarque à paris vendredi 21 avril, porte de Versailles, à Paris, 25 ans après la parution du 1er opus écrit par J.K. Rowling. Livres, films mais aussi vêtements, fournitures scolaires, bijoux et sacs siglés Harry Potter ont rapporté près de 25 milliards d'euros. La baguette magique du jeune sorcier a bien fonctionné en 2020 : chaque minute, il s'est vendu cinq jeux estampillés Harry Potter, de quoi décider Lansay, le spécialiste français du jeu depuis plus de 50 ans, à proposer sa première boîte de loisirs créatifs. 

"C'est un boost de 15 à 20 %, se réjouit Corinne Grenet, directrice développement chez Lansay. On ne pouvait pas passer à côté de cette licence, puisque maintenant les enfants dès 6 ans connaissent très bien Harry Potter. C'est un investissement pour aller conquérir de nouveaux consommateurs, donc les produits sur le marché vont vite disparaître."

Du papier-peint et une bibliothèque inspirés du dernier film

Si la plupart des produits dérivés sont fabriqués en Chine, il y a maintenant des objets de décoration haut de gamme fabriqués en France, comme des coussins, des rideaux, du papier-peint et même une bibliothèque affichée à plus de 7 000 euros, tirée du dernier opus Les reliques de la mort. L'idée a germé en Bourgogne, dans la famille Maringue. "Harry Potter, pour nous, a commencé aux alentours de 15 ans, quand les premiers sont sortis, se souvient Jonathan, l'un des trois frères et sœurs à la tête de la société Fantastic Home. On a été bercés à ça pendant toutes ces années. On fait partie de communautés de fans, donc on y allait un peu au culot, avec un premier concept qui n'a pas fonctionné, puis un deuxième concept, d'où les deux ans et demi qui ont permis de lancer ce projet."

>> Une école de sorcellerie et de magie rouvre ses portes cet été au château du Rocher Portail, en Ille-et-Vilaine

"Cela nécessite un gros apport financier pour pourvoir travailler sur la licence, souligne Jonathan Maringue. Sur la partie meubles, on est au delà d'un demi-million d'euros". Convaincre Warner Bros, détenteur de la licence, n'est pas facile mais cela vaut la peine selon Nathalie Chouraqui-Gerson, l'organisatrice depuis près de 20 ans du salon des licences Cobrandz. "C'est une marque fantastique, elle s'adresse à tout le monde ! Bien sûr, les enfants qui la découvrent, mais aussi tous ces jeunes qui l'ont emportée avec eux dans leur vie."

"C'est une cible familiale, et puis, c'est exceptionnel, elle est mixte, ce qui n'est pas si fréquent !"

Nathalie Chouraqui-Gerson, organisatrice du salon des licences Cobrandz

à franceinfo

Mais il faut pouvoir se renouveler sans cesse, d'où la série télévisée, lancée le mois prochain aux Etats-Unis, avec dix ans de programme à venir et produit par J.K. Rowling, elle-même, et tant pis pour les accusations de transphobie qui ont visé l'écrivaine.

3 000 mètres carrés d'exposition

Après un passage à Vienne, l'exposition Harry Potter arrive vendredi à Paris pour six mois, jusqu'au 1er octobre, porte de versailles. Elle s'étend sur 3 000 mètres carrés consacrés à l'univers du petit sorcier aux lunettes rondes, avec des décors emblématiques de la saga, de la chambre d'Harry à la Forêt interdite en passant par la maison d'Hagrid. 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.