Tour de France 2023 : avec déjà deux victoires d’étapes, Jasper Philipsen confirme son statut de meilleur sprinteur du monde

Le Belge de la formation Alpecin-Deceuninck a gagné les quatre derniers sprints massifs du Tour de France.
Article rédigé par Hortense Leblanc - De notre envoyée spéciale sur le Tour de France
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
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Jasper Philipsen sur le podium à Nogaro après la quatrième étape du Tour de France 2023. (MAXPPP)

Il a déboulé comme un bolide dans la dernière ligne droite du circuit de Nogaro, mardi 4 juillet, et commence le Tour de France 2023 comme il avait terminé l'édition 2022. Jasper Philipsen, vainqueur à Carcassonne et sur les Champs-Elysées l'année dernière, puis à Bayonne lundi, s’est de nouveau imposé au sprint, bien lancé par son poisson-pilote de luxe, Mathieu van der Poel. Le Belge a levé les bras pour la huitième fois de la saison, en s’offrant un deuxième succès devant les meilleurs sprinteurs du monde, présents sur le Tour de France.

Au niveau World Tour, la première division mondiale, seuls Tadej Pogacar (14), Jonas Vingegaad (11) et Primoz Roglic (9) ont gagné plus que Jasper Philipsen cette saison. "Depuis le début de l’année, c’est le plus prolifique. Il ne faut pas oublier que Mathieu van der Poel l’aide beaucoup, mais les chiffres sont là. Cette année, c’est le meilleur sprinteur du monde", commente Thomas Voeckler, consultant France Télévisions. "Le meilleur, c’est peut-être difficile à dire, mais il est l’un des meilleurs du monde", tempère Van der Poel, qui décrivait la veille à Bayonne que le Belge "ne panique plus comme c’était peut-être le cas dans le passé"

"Il finit presque toujours le travail, ça donne envie de travailler pour lui"

Autrefois surnommé "Jasper Disaster" (Jasper le désastre) pour sa maladresse et ses étourderies, comme lorsqu’il a levé les bras à Calais sur le Tour de France 2022 en pensant avoir gagné alors que Wout van Aert était arrivé depuis quelques secondes, Jasper Philipsen a pris confiance en lui et la transmet à son équipe, acquise à sa cause. "Sur la dernière ligne droite, il m’a crié qu’il était encore dans ma roue et j’ai trouvé un espace. Jasper me suit les yeux fermés et me donne beaucoup de confiance, il finit presque toujours le travail, donc ça me donne envie de travailler pour lui", décrit Van der Poel. "Il est vraiment un bon coéquipier, il essaye de motiver tout le monde. Il vit vraiment le sport et ses émotions", abonde Sylvan Dillier. 

En s’imposant sur des arrivées aux profils différents, en faux plat montant à Bayonne et en longue ligne droite à Nogaro, le Belge prouve aussi qu’il est un sprinteur complet. "Il passe sur beaucoup de terrains, même si ça monte un peu, sur des arrivées un peu en bosse, il peut gagner. C’est agréable de travailler avec lui parce qu’il ne gagne pas que sur un seul profil", ajoute Dillier. Contrairement à certains de ses concurrents, comme Caleb Ewan ou Fabio Jakobsen, Jasper Philipsen est également moins en difficulté quand les pourcentages s’élèvent. "Il a aussi de bonnes capacités et un gabarit qui lui permettent d’être assez à l’aise en montagne. Il n’a pas le même danger qu’un Jakobsen d’arriver hors délais", affirme Thomas Voeckler. 

Deuxième victoire consécutive pour Jasper Philipsen (Alpecin-Fenix) sur ce Tour de France ! Le Belge de 25 ans s'est imposé à Nogaro lors de la quatrième étape devant Caleb Ewan (Lotto-Soudal). Le sprint final a causé plusieurs chutes, dont celle de Fabio Jakobsen. -
Etape 4 : Jasper Philipsen s'impose au terme d'un sprint animé ! Deuxième victoire consécutive pour Jasper Philipsen (Alpecin-Fenix) sur ce Tour de France ! Le Belge de 25 ans s'est imposé à Nogaro lors de la quatrième étape devant Caleb Ewan (Lotto-Soudal). Le sprint final a causé plusieurs chutes, dont celle de Fabio Jakobsen. - ()

Désormais leader du classement par points, Jasper Philipsen a l’ambition de garder le maillot vert jusqu’à Paris, en gagnant au passage quelques étapes supplémentaires. Et s’il affirmait avant la Grande Boucle, dans le média belge Le Vif, que "tout ce qu’il se passe avant le Tour peut-être effacé" en cas de mauvais résultats sur les routes françaises, le Belge peut être rassuré. Le Tour de France n’effacera pas son bon début de saison, et vient au contraire confirmer son potentiel.

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