Isolement des skippers, restrictions au village départ : la 9e édition du Vendée Globe ne ressemblera à aucune autre en raison du coronavirus

Le programme de la course à la voile autour du monde sans escale et en solitaire a été présenté jeudi matin par les organisateurs, et le Covid-19 vient tout perturber.

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Radio France
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Lors de la conférence de presse de présentation de la 9e édition du Vendée Globe au Palais Brongniard à Paris avec notamment la navigatrice Samantha Davies (au centre), le 17 septembre 2020. (DAVID ADEMAS / OUEST-FRANCE / MAXPPP)

Sur une course autour du monde sans escale et en solitaire on aurait tendance à penser que la pandémie de coronavirus n'est pas un sujet. Mais le Covid-19 va aussi changer la physionomie du Vendée Globe. Comme un symbole d'un tour du monde à la voile qui ne ressemblera à aucun autre : le président et la directrice de la société organisatrice de la course étaient absents jeudi 17 septembre pour la présentation officielle à Paris. Considérés comme cas contacts, ils ont dû rester en Vendée à l’isolement.

Les skippeurs seront aussi isolés au moins une semaine avant le départ, le 8 novembre prochain depuis Les Sables d'Olonne. Un comble pour une épreuve en solitaire qui dure au minimum deux mois et demi. Être dans une bulle, loin de l'agitation, c'est finalement une bonne chose pour le Rochelais Yannick Bestaven : "Pour nous, c'est les meilleurs conditions pour partir, rigole le skipper parce qu'au moins, on n'aura pas la pression de la famille à qui on va dire au revoir, des journalistes qui vont nous solliciter."

Pas d’effervescence populaire avant le départ

Mais le Vendée Globe, c'est aussi un village ouvert aux Sables d'Olonne pendant trois semaines et sa foule immense, des centaines de milliers de personnes qui déambulent sur les pontons. Une effervescence populaire qui appartient au passé pour cette neuvième édition. Ce seront désormais 5 000 personnes au maximum en même temps qui devront avoir réservé leurs places.

Le Vendée Globe perd un peu de sa magie, regrette Louis Burton, qui part pour son troisième tour du monde : "La rencontre avec les gens, le public, la motivation que ça peut apporter, c'est très important pour me dire : tu ne fais pas un truc juste tout seul dans ton coin. Il n'y aura pas ça, en tout cas pas sous cette forme là."

Les concurrents subiront deux tests de dépistage du Covid-19, dont un à deux jours du départ prévu le 8 novembre prochain. S'il est positif, le navigateur restera à quai.

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