INFOGRAPHIE. Tour de France : quel est le bilan des équipes ?

Le Britannique Christopher Froome devrait remporter, dimanche 26 juillet, le Tour de France 2015. Une victoire qu'il doit aussi au travail de son équipe. Francetv info dresse le bilan statistique des 22 formations qui ont couru la 102e édition de l'épreuve. 

Ce devait être le Tour de France des "quatre fantastiques". Vincenzo Nibali, vainqueur sortant, devait repousser les assauts d'Alberto Contador, de Christopher Froome et de Nairo Quintana dans cette 102e édition de la Grande Boucle. Mais le coureur de l'équipe Sky Christopher Froome a très vite assommé la concurrence. Une première place au classement général qu'il n'a pas obtenu seul. 

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Le Britannique a pu compter sur le soutien indéfectible de ses coéquipiers. Des coureurs prêts à tout pour que leur leader conserve la tunique jaune. Lors de la 10e étape, ils n'ont pas hésité à donner quelques coups aux adversaires pour prendre la tête du peloton au moment de grimper le col de Soudet (Pyrénées). Le cyclisme est un sport individuel, mais aussi collectif. "Aucune course n’est plus révélatrice que le Tour pour démontrer la grandeur d’une équipe", confirme Michel Guerrin, auteur de Les Equipes mythiques de vélo, à Atlantico.fr

Francetv info s'est plongé dans les statistiques des 22 équipes du Tour de France 2015 pour dresser leur bilan. Dans cette infographie, chaque bulle correspond à une équipe. Pour découvrir les données, il suffit de cliquer sur les filtres présents à gauche. Exemple : pour savoir combien d'étapes a gagné une équipe, il suffit de cliquer sur l'onglet "victoires d'étape". Passez votre souris sur les bulles pour avoir plus d'informations sur l'équipe. 

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Un Tour avant tout collectif

Les coureurs présents sur les routes du Tour roulent avant tout pour une équipe. Chacune des formations se fixe des objectifs pour les trois semaines de vélo. "On souhaitait remporter une victoire d'étape et atteindre le top 15 du classement général", explique Sébastien Hinault, co-directeur sportif de Bretagne-Séché Environnement, à francetv info. Au-delà des maillots distinctifs, c'est sans aucun doute la victoire d'étape qui fait rêver les coureurs. Dix équipes ont eu le privilège de voir l'un de leurs coureurs franchir la ligne d'arrivée en premier. Les formations Lotto-Soudal et Etixx-Quick Step ont décroché trois étapes sur ce Tour alors que dix équipes n'en ont gagné aucune, soit près de la moitié des formations de l'édition 2015. 

Pour briller sur la Grande Boucle, les coureurs doivent être solidaires. "On laisse toujours deux, trois coureurs pour protéger notre leader, et les coéquipiers apportent les bidons", confirme le responsable de Bretagne-Séché Environnement. Et pas question de partir seul à l'aventure, sans autorisation. Les coureurs sont tenus de respecter les stratégies de course imaginées par les directeurs sportifs. "Je décortique l'étape, je commence à faire une simulation du briefing que je ferai aux coureurs le lendemain. Ensuite, je cale les horaires de la journée du lendemain, aussi bien pour les coureurs que pour le staff : qui fait quoi ? Va où ? Comment ? A quelle heure ?" détaille Thierry Bricaud, directeur sportif de la FDJ, à RTL.

Des abandons douloureux

Les chutes ont rythmé les 3 360 km à parcourir. Des incidents qui peuvent mettre de nombreux coureurs hors-course. Une blessure, un rhume ou le non-respect du règlement peuvent pousser les athlètes à abandonner le Tour. Au total, près de 40 coureurs ont renoncé sur les 198 présents au départ, le samedi 4 juillet. L'équipe Bora-Argon 18 détient le record d'abandons avec quatre coureurs en moins, soit près de la moitié de l'effectif qui compte neuf athlètes. Seulement deux formations devraient réussir à atteindre les Champs-Elysées (Paris) au complet. Il s'agit de l'équipe française Europcar et de la néerlandaise Lotto NL-Jumbo.

L'équipe française Bretagne-Séché Environnement a joué de malchance. Son leader, Eduardo Sepulveda, a été déclassé après avoir grimpé dans une voiture. Un geste interdit par le règlement de la course. "C'était un coup derrière la tête pour notre équipe. Mais les coureurs sont restés motivés par le Tour et ont continué à provoquer la gagne. C'est la plus belle course du monde", assure Sébastien Hinault. 

Le budget, le nerf de la guerre

Pour espérer marquer l'histoire du Tour de France, il n'y a pas de miracle. Comme le montre l'infographie, les performances sportives des 22 équipes dépendent grandement de leur budget annuel. Comme dans beaucoup d'autres sports, plus l'équipe est riche, plus les dirigeants ont les moyens de s'offrir les meilleurs athlètes. A ce petit jeu, c'est l'équipe Sky qui s'en sort le mieux avec un budget annuel de 20 millions d'euros. Une montagne de sous comparé au budget de Bretagne-Séché Environnement. L'équipe bretonne, invitée par l'organisation de l'épreuve, se débrouille avec 3,5 millions d'euros. Le plus petit budget annuel sur ce Tour. 

Les équipes bataillent pour obtenir des sponsors. Les marques partenaires affichent leur logo sur les maillots des coureurs, les voitures ou même les vélos. Une aubaine pour les entreprises qui profitent ainsi d'une exposition hors norme. Au total, 3,5 milliards de personnes suivent les étapes du Tour de France à la télévision dans 190 pays. Cette exposition médiatique peut même leur rapporter gros. En 2014, l'équipe AG2R La Mondiale a engrangé 96,5 millions d'euros pour un budget d'environ 10 millions d'euros.