Tennis : "Ce sport aurait pu me faire sombrer", confie l'Australien Nick Kyrgios

En marge du tournoi de Washington, l'Australien Nick Kyrgios s'est confié sur son rapport à son sport, et son impact sur sa santé mentale.

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France Télévisions
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Nick Kyrgios lors de l'Open d'Atlanta, le 29 juillet 2021. (CASEY SYKES / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Deux mois après la Japonaise Naomi Osaka, un autre joueur de tennis s'est épenché sur l'impact de son sport sur sa santé mentale. L'Australien Nick Kyrgios a confié mardi 3 août, en marge du tournoi de Washington, que ce sport aurait pu le faire "sombrer", notamment en raison de la pression médiatique.

"Je suis juste résilient", a déclaré le joueur de 26 ans, deux mois après que la Japonaise Naomi Osaka, la numéro 2 mondiale au WTA, a fait part de ses propres difficultés psychologiques. Après sa victoire au premier tour de Roland-Garros, la Japonaise avait refusé de participer à la traditionnelle conférence de presse, invoquant le besoin de se protéger après avoir traversé "de longues périodes de dépression". Sous la menace de sanctions, elle s'était finalement retirée du tournoi parisien.

"C'était dur à 18 ans de subir la pression médiatique"

"J'étais dans les situations de détresse mentale dont Naomi Osaka parle aujourd'hui. J'ai traversé cela et c'était à mon avis vingt fois pire", a expliqué Kyrgios, qui n'a joué que cinq tournois depuis mars 2020. "Ce sport aurait pu me faire sombrer, ce qui a été le cas pendant un court moment. C'était vraiment dur à 18 ans d'être l'un des joueurs australiens les plus connus et de subir la pression médiatique", a-t-il ajouté, estimant avoir également été victime de racisme et de haine de la part de supporters.

Descendu à la 77e place du classement ATP, le fantasque joueur australien regrette de ne pas avoir suffisamment été soutenu, au contraire d'Osaka, s'estimant injustement pointé du doigt pour ses comportements parfois jugés antisportifs. "Au lieu de mettre au ban et de presque crucifier une personnalité, il faudrait se dire 'ok, ce gars est différent'. Au fond de moi, je sais que je fais vraiment du bien au sport, qui a besoin de personnalités comme la mienne", a fait valoir Kyrgios.

Selon l'Australien, "le tennis a eu du mal par le passé à admettre que des gens puissent faire différemment. Cela commence à évoluer. J'ai été l'exemple que ce sport a besoin de comprendre ces personnalités (atypiques) et d'accueillir tout le monde. [...] J'ai le sentiment d'avoir été plutôt emblématique pour le sport dans le sens où j'ai fait les choses à ma manière".

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