Top 14 : le Stade Toulousain submerge La Rochelle et s'offre un 21e titre de champion de France

Un mois après avoir battu la Rochelle en finale de la Champions Cup, Toulouse a de nouveau fait parler son expérience sous le déluge du Stade de France. 

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France Télévisions
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Toulouse a remporté son 21e titre en carrière face à la Rochelle.  (THOMAS COEX / AFP)

Et à la fin c'est Toulouse qui gagne. Pour la quatrième fois cette saison, les Rouge et Noir ont fait plier La Rochelle (18-8), cette fois en finale du Top 14, vendredi 25 juin. Un destin cruel, limite Stendhalien, pour cette équipe qui n'a accédé à l'élite qu'en 2014. Comme dans le roman, les Maritimes ont payé pour apprendre leur rapide ascension vers les sommets. Ils reviendront sûrement, eux qui disputaient leur première finale de championnat devant 14 000 spectateurs autorisés et surtout trempés par une averse quasi continuelle, mais pour l'instant, Toulouse règne toujours en seigneur.

Même si les conditions climatiques, et certainement la fatigue de la fin de saison, ont empêché les hommes d'Ugo Mola de se montrer sous leur jour le plus attrayant, l'essentiel était ailleurs. Dans ce doublé Coupe d'Europe-Championnat qu'ils n'avaient plus réalisé depuis 1996. Dans cette suprématie nationale retrouvée. Dans cette maîtrise impressionnante qui fait les grandes équipes. 

Ramos, une sacrée pointure 

Thomas Ramos, replacé à l'ouverture en l'absence de Romain Ntamack, non remis de son choc en demi-finale contre l'UBB, n'a pas tardé à faire oublier son prestigieux coéquipier. On le sait, le numéro 10 possède une palette au pied archi complète. Démonstration dès les premières secondes de cette finale avec tout d'abord un coup de pompe de mammouth de 50 mètres (3-0, 2e). Puis le demi d'ouverture chaussait ensuite ses ballerines pour placer un drop tout en finesse et porter, dès le 9e minute, le score à 6-0. 

Un écart minime mais sur lequel le Stade Toulousain pouvait s'appuyer pour faire chavirer des Maritimes, bien trop nerveux. Agressifs dans l'impact mais brouillons, les Rochelais reproduisaient les mêmes erreurs que lors de la finale de Champions Cup perdue. La sortie de Brice Dulin, dès la 22e minute, ne faisait qu'alourdir un ciel déjà chargé. Sous les trombes d'eau qui se déversaient sur le Stade de France, les hommes de Jono Gibbes refusaient pourtant de baisser pavillon. Ils attaquaient à tout va et Toulouse se recroquevillait pour défendre. Le monde à l'envers. Une intervention décisive du tentaculaire Arnold sauvait la maison Rouge et Noire avant que Ramos, encore lui, ne creuse encore l'écart d'une pénalité en coin téléguidée (9-0, 34e).

Kolbe brillant

Dans une rencontre qui, comme prévu, allait se jouer au pied, c'était un ailier connu pour ses numéros de funambule, qui allait porter l'estocade d'un drop venu d'ailleurs. De 50 mètres en tout cas. L'ailier sud-africain, qui n'a marqué qu'un seul essai depuis le 12 février, rappelait qu'il n'est pas qu'un serial scoreur juste avant la pause. 

Finale - Top 14 : le drop très longue distance de Cheslin Kolbe !


Les partenaires d'Alldritt y auront peut-être cru quelques instants. En début de seconde période quand West passait la pénalité qui ramenait les siens à 12-3. Mais, dans la foulée, l'ouvreur rochelais échouait dans une nouvelle tentative. Pas Thomas Ramos. Imperturbable, l'ouvreur enquillait les coups de pieds décisifs quand son malheureux vis à vis pêchait, comme lors de la finale de Champions Cup. La différence s'est faite, aussi, sur cet aspect. Comme sur cette discipline, ce réalisme, cette défense de fer à peine forcée à quelques minutes de la fin par un essai anecdotique de Priso (18-8, 77e). 

Une anicroche dans le tricot Rouge et Noir. Les Hauts-Garonnais auront déroulé le fil toute la saison, terminant premier de la saison régulière pour la quatorzième fois, et remportant dix-sept rencontres avec l'une des meilleures attaques du Top 14 (deuxième en nombre de points marqués, 767, première en nombre d'essais, 92). C'est donc en toute logique, implacable, que le Brennus est revenu place du Capitole. Après quelques saisons d'atermoiements indignes de son statut et de son palmarès, Toulouse voit de nouveau la ville en rose.

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