Rubgy : Bernard Laporte au coeur de la grande consultation mise en place à la Fédération française

Dès ce lundi 23 janvier, les 1500 clubs de rugby sont appelés aux urnes pour se prononcer sur la nomination de Patrick Buisson comme "président délégué". Une consultation qui masque finalement un referendum entre pro et anti Bernard Laporte
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Radio France
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Bernard Laporte, à gauche sur la photo, président mis en retrait de la fédération de rugby et son candidat comme "président délégué", Patrick Buisson, à sa droite. (ALLILI MOURAD / MAXPPP)

Le rugby français va-t-il sortir de la crise ? Dès midi, ce lundi 23 janvier, s'ouvre une grande consultation à la fédération française de rugby. Les quelque 1.900 clubs amateurs sont appelés à se prononcer sur la nomination de Patrick Buisson comme "président délégué". Son nom a été proposé par Bernard Laporte, le président de la FFR, depuis sa "mise en retrait" après sa condamnation à deux ans de prison avec sursis pour "corruption". Pour les clubs, cette consultation masque finalement un referendum entre "pro" et "anti" Bernard Laporte.

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Chaque club a un nombre de voix proportionnel à ses effectifs. José Foncillas, le président du club de Boucau Tarnos, dans les Landes, aura ainsi 10 voix. Ce soutien inconditionnel de Bernard Laporte votera pour la nomination de Patrick Buisson : "C'est la continuité, explique-t-il. Il faut penser à tout ce qu'a fait Bernard Laporte. Nous étions mal classés au niveau mondial avec l'équipe de France avant son arrivée. Nous sommes aujourd'hui au deuxième rang."

Il faudrait être fou pour voter contre ce qu'à fait Bernard Laporte.

José Foncillas, président de Boucau Tarnos stade

à franceinfo

Des élections pour la présidence ?

Des arguments jugés insupportables pour de nombreux présidents. Avec ce vote, certains souhaitent remettre en cause tout le "système Laporte". "Je suis contre, soutient Olivier Pouligny, le président du club de Suresnes. Je suis contre les mensonges, contre les promesses qui n'ont pas été tenues. Je suis contre un système qui a trop perduré." 

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Reste que ce vote intervient dans une période délicate. Le coup d'envoi de la Coupe du monde de rugby sera donné dans sept mois en France. Il faut dissocier ce vote de l'événement mondial, insiste Laurent Estampes, le président de Villenouvelle, en Haute-Garonne. "La Coupe du monde ne peut pas être l'excuse de tout. À ce jour ce qui perturberait la préparation de cette Coupe du monde, c'est justement un pourrissement de la situation. Donc cette situation, il faut qu'elle soit le plus clair possible et le plus tôt possible", plaide-t-il.

Des "clubs anti-Laporte" promettent d'accepter une victoire du "oui" à la nomination de Patrick Buisson, ancien vice-président de la fédération. En revanche, si le non l'emporte, tous exigeront de nouvelles élections pour la présidence, qui entraîneraient, de fait, une démission de Bernard Laporte. Le referendum se termine ce jeudi 26 janvier à midi. 

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