Le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, condamné à deux ans de prison avec sursis pour avoir noué un pacte de corruption avec Mohed Altrad

Le chef de la Fédération française de rugby va faire appel de sa condamnation, a annoncé son avocat.
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Le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, et le président du club de rugby de Montpellier, Mohed Altrad, au Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 6 février 2022. (FRANCK FIFE / AFP)

Le président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, a été condamné à deux ans de prison avec sursis et 75 000 euros d'amende, mardi 13 décembre, pour corruption passive, trafic d'influence, prise illégale d'intérêts, recel d'abus de biens sociaux et abus de biens sociaux. Il écope aussi de deux ans d'interdiction d'exercer toute fonction en lien avec le rugby, prononcée sans exécution provisoire. Bernard Laporte va faire appel de sa condamnation, selon son avocat.

Le président de la FFR a été jugé coupable d'avoir rendu une série d'arbitrages au bénéfice du groupe Altrad – dont l'octroi du sponsoring maillot du XV de France – après avoir perçu de sa part 180 000 euros en mars 2017 en vertu d'un contrat d'image jamais exécuté. Pour ces faits, le patron du club de rugby de Montpellier, Mohed Altrad, est condamné à 18 mois de prison avec sursis.

"Les infractions de corruption et de trafic d'influence n'existent ni en droit, ni en fait", a précisé à l'AFP Jean-Pierre Versini-Campinchi, avocat de Bernard Laporte. Egalement condamné, Mohed Altrad, PDG du géant éponyme du BTP, va étudier le jugement avant de se prononcer. "Nous allons étudier la motivation du jugement en détail et nous réservons le droit d'interjeter appel dans les prochains jours", a déclaré son avocat, Antoine Vey.

La ministre des Sports demande "un nouveau temps démocratique" au sein de la Fédération

Dans la foulée, la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a estimé que la condamnation de Bernard Laporte faisait "obstacle" à ce qu'il "puisse, en l'état, poursuivre sa mission dans de bonnes conditions" à la tête de la Fédération. Elle a appelé dans le même temps "à ce qu'un nouveau temps démocratique permette aussi rapidement possible au rugby français de repartir sur des bases suffisamment saines et solides, avec une gouvernance de la Fédération qui aura la pleine confiance des clubs".

"Nous partageons avec Madame la ministre la nécessité, qu'à l'approche d'un événement fondamental pour le sport français, le rugby français puisse être conduit par une fédération stable, légitime et opérationnelle", a réagi la FFR dans un communiqué. Fédération et ministère vont d'ailleurs avoir un échange "dans un bref délai", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

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