Léon Marchand : "Je m’améliore en m’essayant à des choses nouvelles, en me mettant au défi dans différentes épreuves"

Le nageur français n’a pas traîné. Pour sa première course individuelle dans les finales du championnat universitaire américain, Léon Marchand a remporté le titre sur le 500 yards en écrasant la concurrence et en battant son propre record.
Article rédigé par Jérôme Val
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le nageur français Léon Marchand est l'une des sensations des finales universitaires américaines. (KEMPINAIRE STEPHANE / KMSP)

Des hurlements d’encouragement qui descendent des tribunes et des étincelles dans la piscine : le Natatorium d’Indianapolis où se déroulent les finales universitaires (les NCAA) a été chauffé à blanc par le nouvel exploit de Léon Marchand. Il remporte le 500 yards en explosant son propre record (4’2’’31), en l’améliorant de presque 4 secondes. Il s’est confié à franceinfo après la course.

franceinfo : Quelle est votre réaction en voyant la performance réalisée ?

Léon Marchand :
J’ai vraiment tout fait pour faire le meilleur temps possible. J’avais réalisé le précédent record il y a quelques semaines et je n’étais pas aussi bien préparé que maintenant. C’est vrai que ce chrono, c’est fou. J’ai mis beaucoup de rythme dans la première moitié de la course, ça a été douloureux mais au final, c’était plutôt plaisant.



Aviez-vous la sensation de pouvoir réaliser quelque chose de grand ?

C’est comme ça que je m’améliore, en m’essayant à des choses nouvelles, en essayant de me mettre au défi dans différentes épreuves. J’ai beaucoup fait de crawl ces derniers temps à l’entraînement, mes battements de pied étaient meilleurs. Alors oui, je m’étais préparé pour ça. Je voulais encore battre ce record. C’était une course vraiment amusante.

Ca fait déjà deux records en deux jours de compétition. Le rythme est déjà très soutenu...

Ce sont des courses importantes pour moi avec beaucoup d’enjeux. Je n’en ai pas beaucoup avec enjeu cette année, il y a ces finales universitaires et, bien sûr, les Jeux olympiques de Paris. C’est une bonne préparation pour moi. C’est un environnement que j’adore avec beaucoup d’ambiance et d’énergie. Je nage aussi pour les autres, pour mon équipe. Je ne savais pas vraiment quelle était ma limite, c’était cool de faire ça.

Le début de saison a pourtant été compliqué pour vous. Comment vous êtes-vous remis pour atteindre ce niveau ? 

C’est sûr que ce n’est pas la meilleure année pour moi. Le premier semestre a été très compliqué, j’ai été souvent malade, je me suis fait opérer des dents de sagesse. J’ai repris l’entraînement et j’ai dû tout recommencer en décembre alors que les autres étaient beaucoup plus avancés dans leur préparation. Je m’entraînais tout seul et les sensations n’étaient pas bonnes. J’ai essayé de m’améliorer chaque semaine, de tenter des choses différentes. 

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