Mondial de handball 2023 : "Barjots","Costauds", "Experts"... La petite histoire derrière les surnoms des Bleus

Considérablement rajeunie depuis son titre olympique à Tokyo en 2021, l'équipe de France se lance à la conquête d'une septième couronne mondiale... et d'un nouveau surnom.
Article rédigé par
Cédric Guillou, édité par Xavier Allain - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Nikola Karabatic, 38 ans, débute son dixième Mondial de sa carrière, en Pologne, ce 11 janvier 2023. (ATTILA KISBENEDEK / AFP)

Une imagination à la hauteur de leur ambition : sans borne ! La France, nation la plus titrée dans la compétition fait son entrée dans le championnat du monde de handball face à la Pologne, chez elle, à Katowice. L’équipe de France de handball, c’est un palmarès exceptionnel, avec l'objectif de ramener un septième sacre planétaire. Après des échecs en 2019 et en 2021, les Bleus entendent frapper fort avant les Jeux olympiques de Paris, où ils auront à défendre le titre acquis à Tokyo à l'été 2021. 

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Mais au-delà de l'aspect sportif, le hand masculin tricolore, c'est aussi une mythologie peuplée de "Bronzés", "Costauds" ou encore de "Barjots". En clair, une nuée de surnoms donnée à ces Bleus, pas tout à fait comme dans les autres sports. Pour comprendre ce qui se cache derrière cette flopée de surnoms originaux, il faut remonter le temps, direction les années 1990. Nous sommes en 1992, à Barcelone : l'équipe de France vient de décrocher la médaille de bronze aux Jeux Olympiques. Le surnom est tout trouvé : la première génération masculine victorieuse du handball s'appellera "les Bronzés". Non sans un clin d'œil cinématographique aux Bronzés, les films de la bande du Splendid, qui a marqué cette génération. 

Nus et escortés par la police d'Atlanta

Et comme tout bon film, il y a un remake : trois ans plus tard, la France découvre les "Barjots", qui signent le premier titre de champion du monde en sport collectif pour la France. En 1995, ces "Barjots", emmenés par Jackson Richardson notamment, ont du vécu : excellents sur le terrain, ils jouent et assument leur état d’esprit complètement fou, de comportements totalement imprévisibles en dehors. Exemple au JO d'Atlanta, en 1996 : les joueurs sont entrés dans un restaurant du village olympique, sont montés sur une table quasiment nus. Ils n'avaient que des cravates, des chaussettes et des coquilles de protection en guise de cache-sexe. Ça leur a valu de regagner leur chambre, escortés par des policiers américains.

Selon Daniel Constantini, l'ancien sélectionneur des Bleus, ce surnom est apparu dès 1993, "dans une interview donnée par Philippe Gardent à Anouk Corge, journaliste à l’Equipe. Elle avait demandé aux joueurs comment ils se définissaient en un mot et on lui a répondu : 'On est une belle bande de Barjots !'. Le lendemain, c’était le titre à la une et c’est resté. Moi, je les aurais appelés les Fêlés carrément ! En tout cas, ça correspondait bien à l’ossature de cette équipe, même si tous n’étaient pas Barjots dans le groupe."  

Le 26 mai 1995, neuf jours après son arrivée à l'Elysée, Jacques Chirac reçoit un maillot du capitaine des "Barjots", Philippe Gardent. Premier titre mondial pour les Bleus, à qui il manque aussi quelques cheveux. ( PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

Et puis, arrivent alors, les "Costauds", surnom donné par Daniel Constantini lui-même en 2001. Il s'agit de la génération qui fait notamment éclore Nikola Karabatic et qui signera des pages glorieuses du handball mondial. Arrivent ensuite les "Experts", synonyme de période faste et clin d'œil à la série américaine qui connaît un grand succès à la télévision, qui vont tout gagner entre 2008 et 2012. 

Reste une inconnue : comment vont se surnommer ces Bleus qui visent désormais cette 7e étoile sur le maillot, et peut-être enchaîner un titre olympique et un sacre mondial ? Derrière Nikola Karabatic, qui va disputer son 10e championnat du monde, 20 ans après son premier mondial, les "Patrons" ou les "Boss" seraient taillés pour entrer (un peu plus) dans la légende.

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