ENTRETIEN. Cléopatre Darleux : "Je pense qu’on a une équipe assez performante pour aller loin" au championnat du monde

L’équipe de France féminine débute son championnat du monde vendredi contre l'Angola, à Granollers, en Espagne.

Article rédigé par
Maÿlice Lavorel - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Cléopatre Darleux célèbre la victoire de la France contre la Russie en finale olympique à Tokyo, le 8 août 2021. (FRANCK FIFE / AFP)

Cet été, elle a gardé avec des mains de fer les cages de l’équipe de France féminine de handball tout au long de la route vers l’or olympique. En décembre, elle remet les gants pour porter les Bleues lors du Mondial 2021. Avant l’entrée en lice de la France face à l’Angola, la gardienne Cléopatre Darleux revient sur la préparation pour cette compétition, les retombées du titre à Tokyo, et le renouvellement générationnel au sein du groupe.

Franceinfo: sport : Vous avez décroché votre première médaille d’or olympique cet été, comment se remet-on en selle pour aller décrocher un nouveau titre ?

Cléopatre Darleux : C’est sûr que ce Mondial est un gros objectif qui arrive très vite après les Jeux. Il faut trouver les ressources, parce qu’on a vite enchaîné avec le club. Mais on est quand même une équipe de filles assez compétitrices. Il y a l’envie de continuer à gagner, et de continuer dans la lignée de ces quatre dernières années où cette équipe est allée chercher énormément de bons résultats.

Vous compterez parmi les favorites, auréolées de ce titre olympique, comment abordez-vous cette compétition ?

Les compétitions après les Jeux olympiques sont toujours un peu particulières, puisqu’il y a des départs. C’est comme un nouveau cycle qui commence. Mais on a envie de poursuivre nos performances. La compétition a également changé de formule, on a une poule assez dense, avec des matchs qui ne vont pas être faciles.

Malgré tout, je pense vraiment qu’on a une équipe assez performante pour aller loin dans la compétition. On va prendre les étapes les unes après les autres, et on fera les comptes après. Personnellement, j’essaye de l’aborder en me concentrant sur moi-même et sur le handball, je vis les choses au jour le jour.

La fierté des handballeuses françaises, médaillées d'or à Tokyo, le 8 août 2021. (FRANCK FIFE / AFP)

Vous vous êtes fixées un objectif pour ce Mondial ?

On n’en a pas encore parlé entre nous, non. Mais je connais l’équipe, je connais les filles, je pense que l’objectif sera d’atteindre le dernier carré.

Plusieurs anciennes cadres ont pris leur retraite, comment vivez-vous leur absence pendant ce rassemblement ? Qu’est-ce que cela change pour vous, pour l’équipe de France ?

C’est particulier. Personnellement, j’ai toujours vécu l’équipe de France avec Amandine Leynaud, Siraba Dembélé, Alexandra Lacrabère, c’est vraiment une génération qui part. Il va y avoir des nouveaux rôles à prendre, chacune va endosser un peu plus de responsabilités. On se sent plus vieille aussi, je suis une des plus anciennes maintenant. Mais des jeunes arrivent avec beaucoup de potentiel, c’est de bon augure.

Vous avez pris une nouvelle dimension depuis le titre olympique à Tokyo, comment avez-vous vécu ce sacre ?

On a eu énormément de sollicitations, et en même temps on a dû reprendre très vite avec le club (elle joue au Brest Bretagne HB, NDLR) et passer à autre chose. Sauf que là-bas, tout le monde n’était pas en équipe de France, pas championne olympique, ce n’était pas évident non plus pour les autres joueuses. On a vite zappé. Mais dans les têtes, ça n’a pas été facile. Là, ça fait du bien de retrouver les filles qui ont vécu l’aventure cet été. On a ressenti les mêmes choses et sans doute traversé les mêmes difficultés, donc ça fait du bien de pouvoir en parler avec les copines.

Quels enseignements tirez-vous de la victoire contre la Hongrie (33-28) lors de votre premier match de préparation ?

On a fait un bon match. On a progressé en attaque, c’est vraiment un bon point, qu’on avait commencé à développer pendant les Jeux. Et après, on veut conserver notre super défense, parce qu’à la base c’est vraiment notre force. Il faut qu’on continue d’améliorer nos points forts, et que l’on conserve cette belle défense et les montées de balle. Mais j’étais vraiment agréablement surprise pour ce premier match de préparation, les jeunes ont répondu présentes, certaines filles sont en bonne forme, c’est bon pour la suite.

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