Ligue 1 : le Paris Saint-Germain est-il vraiment favorisé par la VAR ?

Une nouvelle polémique autour de l'arbitrage vidéo a marqué la 10e journée de Ligue 1, lors du match entre Paris et Angers.

Article rédigé par
Maÿlice Lavorel - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Les Angevins réclament à l'arbitre une révision de sa décision lors du match entre le PSG et Angers, le 15 octobre 2021. (DAVE WINTER/SHUTTERSTOCK/SIPA / SHUTTERSTOCK)

A chaque décision arbitrale autour du Paris Saint-Germain, c’est souvent la même rengaine. Le club de la capitale serait avantagé, favorisé par les décisions de l’arbitrage vidéo, avec de nombreux exemples à l’appui.

Lors de la 3e journée, contre Strasbourg, le 14 août, sur l’ouverture du score en tout début de rencontre, Mauro Icardi semblait hors-jeu, mais la décision d’accorder le but n’a pas été revue. Le 19 septembre, pour la 4e journée, pendant PSG-Lyon, le penalty accordé à Neymar en seconde période provoque l’ire des visiteurs, qui réclament une faute de l’attaquant brésilien sur Malo Gusto. "Je pense qu’il y avait une faute au préalable de Neymar sur le défenseur lyonnais", confirme Bruno Derrien, ancien arbitre international.

De l'interprétation au dysfonctionnement

A Metz, trois jours plus tard, l’arbitrage vidéo ne sanctionne pas une main d’Achraf Hakimi qui aurait pu accorder un penalty aux Messins. Et la dernière polémique en date, vendredi, contre Angers, avec le penalty accordé en toute fin de rencontre malgré une faute de Mauro Icardi au début de l’action, est venue rajouter de l'eau au moulin de la discorde.

"L’arbitre ne la voit pas, il progresse sur le côté gauche du but, et la faute est à droite", note Bruno Derrien. "Au départ, il ne siffle pas la main, soit il ne la voit pas, soit il estime que cela ne se siffle pas. Et ensuite il est interpellé par la VAR, donc il va voir l’image. On n’a pas dû lui montrer l’action dans son ensemble, la faute avant. Donc là, il y a eu un dysfonctionnement." Il rappelle au passage qu'un penalty sur l'attaquant argentin a sans doute été oublié en première période.

En parallèle, depuis le début de la saison, aucune décision litigieuse n’a impacté le PSG de façon défavorable. De quoi nourrir certaines rancœurs et soupçons de favoritisme, que Bruno Derrien tient à balayer : "Je ne rentre pas dans ces débats, je crois en l’honnêteté des arbitres, j’ai été arbitre, je n’ai pas de doute là-dessus", assène-t-il. 

Lors de la rencontre PSG-Angers, vendredi 15 octobre, Monsieur Dechepy a accordé un pénalty litigieux après l'intervention de la VAR. (SEBASTIEN MUYLAERT / MAXPPP)

"Il ne faut pas oublier que c'est souvent une question d’interprétation", poursuit-il. "Ce n’est pas toujours blanc ou noir, il y a des zones grises. Il peut alors y avoir plusieurs interprétations selon les personnes."

Effet loupe et bénéfice de l'attaque

Deux éléments peuvent expliquer cette impression parfois partagée que le PSG n’est pas négativement atteint par les décisions de l’arbitrage vidéo. Les matchs du club de la capitale, grand favori du championnat, sont les plus regardés, les plus scrutés, les plus décortiqués. Les décisions d’arbitrage, et tous les débats, trouvent alors un grand écho parmi les supporters et les amateurs. "Il y a un effet de loupe sur les matchs du PSG, comme il y a sur les grosses cylindrées", confirme Bruno Derrien.

Enfin, une équipe qui fait le jeu, qui attaque, est plus susceptible de se trouver face à des décisions qui peuvent tourner en sa faveur. "Quand on a une équipe qui attaque et qui se trouve souvent dans la surface de réparation adverse, il y a plus de chance d’avoir des situations litigieuses, c’est une évidence", assure l’ancien arbitre.          

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