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Affaire d'espionnage au PSG : une enquête ouverte par le parquet de Paris pour "enlèvement" et "séquestration"

Cette information judiciaire a été ouverte fin janvier après la plainte du lobbyiste franco-algérien Tayeb Benabderrahmane, a appris France Inter.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Le président qatari du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi, au King Fahd Stadium de Riyad, pendant un match du PSG, le 19 janvier 2023. (FRANCK FIFE / AFP)

Une information judiciaire a été ouverte le 23 janvier dernier par le parquet de Paris pour "enlèvement" et "séquestration", après la plainte du franco-algérien Tayeb Benabderrahmane, a appris France Inter. Lobbyiste pour le Qatar et homme d'affaires, il avait été arrêté le 13 janvier 2020 à Doha et n'avait pu quitter le Qatar que six mois plus tard. Après une plainte déposée par ses avocats en août 2022, une enquête a été ouverte et confiée à un juge d'instruction.

Tayeb Benabderrahmane affirme que son arrestation était "arbitraire". Il accuse le président du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi, d'être le commanditaire de cette arrestation. Il assure qu'il était visé parce qu'il détenait le téléphone portable du président du club de football et des documents confidentiels sur l'attribution de la Coupe du monde de 2022 au Qatar.

Pour pouvoir quitter le pays au bout de six mois, Tayeb Benabderrahmane affirme qu'il a dû rendre ce téléphone et ces documents au président du club parisien, dans le cadre d'une transaction secrète entre avocats.

Un majordome et des images intimes

Tayeb Benabderrahmane est par ailleurs mis en examen, avec deux anciens policiers de la DGSI, dans cette même affaire pour "vol", "trafic d'influence" et "atteinte à l'intimité". Les enquêteurs veulent savoir comment il s'est procuré les documents confidentiels et le téléphone portable. Lors d'une perquisition au domicile d'un des ex-policiers, les enquêteurs ont découvert des copies du téléphone de Nasser Al-Khelaïfi, comprenant notamment des sextapes.

Selon la synthèse d'une enquête conjointe de la DGSI et de l'IGPN que France Inter a pu consulter, le lobbyiste franco-algérien a récupéré le téléphone et ces images via le majordome de Nasser Al-Khelaïfi. Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir voulu faire chanter le président du PSG avec des images intimes. À ce stade, Nasser Al-Khelaïfi n'a pas été entendu par la justice.

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