Ligue Europa : l'Olympique de Marseille navigue toujours entre deux eaux

Les Marseillais n'ont pas fait mieux qu'un match nul au stade Vélodrome, jeudi, face à Galatasaray (0-0) lors de la deuxième journée de groupes de Ligue Europa. 

Article rédigé par
Hugo Lauzy - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le milieu de terrain Mattéo Guendouzi contre Galatasaray en Ligue Europa, jeudi 30 septembre 2021. (NICOLAS TUCAT / AFP)

Deux barres et un penalty finalement non accordé. La machine marseillaise semble s'être grippée ces derniers temps et le soupçon de chance qui allait avec dans le même temps. Après deux contre performances en Ligue Europa, Marseille est touché, sans forcément être coulé. Le symbole d'un jeu marseillais qui se cherche encore sans retrouver pour le moment toute son efficacité et son explosivité du début de saison.

La formule magique du 3-3-3-1 semble s'étioler progressivement. Moins incisifs et créatifs dans le secteur offensif, les Olympiens n'ont pas ravivé la flamme de la victoire, qui s'éteint à petit feu désormais avec une seule victoire lors des cinq dernières rencontres toutes compétitions confondues. Une perte de vitesse constante qui commence à inquiéter et plonge les joueurs de Jorge Sampaoli dans un léger doute.

Marseille bousculé, Marseille bridé

Au coeur d'un système de jeu porté vers l'avant, les quatre milieux de terrain de métier (Guendouzi, Gueye, Rongier et Gerson) ont eu du mal à faire la liaison entre la défense et l'attaque. Signe d'un shéma de jeu exigeant avec une possession stérile à 65% et des efforts devenus de plus en plus difficile à répéter sur la longueur. Avant la rencontre, Jorge Sampaoli avait d'ailleurs insisté sur la construction pour tirer la quintessence de son onze olympien. Force est de constater que le message a eu du mal à passer. Alertée à plusieurs reprises dans son dos en première mi-temps, la défense marseillaise à trois (Saliba, Alvaro, Luan Peres), en proie aux contres stambouliotes, a d'ailleurs failli craquer à plusieurs reprises. 

Des symptômes qui ont aussi gagné l'attaque avec ses 11 tirs tentés pour seulement trois cadrés. Un secteur qui lui aussi n'a pas retrouvé toute sa justesse dans le dernier geste. Le festival d'occasions vendangées par Cengiz Ünder (35e, 71e), Bamba Dieng (51e) ou encore de la part du revenant Arkadiusz Milik (61e, 72e), en est la preuve. L'attaquant polonais de retour après plusieurs mois d'absence aurait pu jouer le rôle du sauveur mais a manqué de jus pour réussir à forcer un verrou turc bien friable à première vue. Sans possibilité de s'exprimer, le capitaine Dimitri Payet est lui aussi passé à côté de sa soirée. Une mauvaise dynamique générale en ce début d'automne après un été pourtant rempli de promesses. 

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