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OM-Naples: Ultime chance pour l’OM

Après ses deux défaites inaugurales face à Arsenal et Dortmund, l’OM est dans une situation très compliquée avant d’affronter Naples. Sans une victoire, les Olympiens peuvent dire adieu à la Ligue des Champions.
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France Télévisions
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30 août dernier. L’OM hérite du groupe de la « mort » en Ligue des Champions. Pratiquement deux mois plus tard, les craintes se sont vérifiées. Après avoir fait mieux que résister face à Arsenal malgré la défaite, l’OM a explosé en vol à Dortmund. Voilà pour le contexte. L’OM est à l’orée d’un des grands soirs européens qui ont fait sa légende. Face à une équipe à l’histoire européenne moins fournie mais à la popularité phénoménale, la tâche s’annonce compliquée.

L’OM en plein doute

Le match cauchemardesque de Dortmund aura été le premier d’une série de contre-performances pour les joueurs de l’OM. Face au Mur jaune, Marseille avait sombré et encaissé un 3-0 cinglant. Depuis cette rencontre, les coéquipiers de Mathieu Valbuena ont enchaîné deux nouveaux revers, contre le PSG (1-2) puis à Nice (1-0). Ajoutez à cela les revers face à Arsenal et Monaco et vous obtenez des joueurs olympiens conscients de leur limite du moment face à des équipes au talent supérieur au leur. Si Naples est sans doute inférieur à Arsenal et Dortmund, le Napoli reste une formation dont il faut se méfier et qui partira évidemment favori dans ce match.

Dans un groupe ouvert comme rarement, l’OM a encore la possibilité de croire en une qualification pour les huitièmes de finale. Pour ce faire, il va falloir tutoyer le sans-faute. Une victoire ce soir et l’OM se relance en rejoignant son adversaire du soir et en recollant soit à Dortmund soit à Arsenal.

Naples, c’est du costaud

Toutefois si Naples n’est pas tout à fait à placer au même niveau qu’Arsenal et Dortmund, les joueurs de Rafael Benitez sont à prendre au sérieux. Le secteur offensif des Siciliens a de quoi faire pâlir bon nombres d’équipes, l’OM en premier lieu. Si Cavani est parti, Higuain, et Callejon sont arrivés et ont rejoint la pépite Insigne et le feu-follet Hamsik. Cet orchestre est mené d’une main de maître par un Rafael Benitez qui se sent comme chez lui à Naples. Benitez le rondouillard, avec ses joues rouges et son bouc, a élevé encore  un peu la culture tactique d'un groupe déjà à bonne école avec Walter Mazzarri,  qui n'a pas l'aura de l'Espagnol. "Don Rafè" a déjà fait oublier le bouillant toscan. Il s'est bien adapté  grâce à ses sens de la diplomatie et de l'humour. "Si Maradona s'entraîne une semaine, il peut jouer et nous faire gagner",  a-t-il plaisanté quand l'Idole était assis en tribunes pour AS Rome-Napoli  (2-0).

Un bon résultat à Marseille effacerait le seul match raté de Benitez cette saison, ce 2-0 à Arsenal où le Napoli a si peu joué. Les superstitieux tifosi napolitains ont noté que l'Espagnol gardait  d'excellents souvenirs de l'OM. Il a remporté son premier trophée européen  contre Marseille, avec Valence en 2004 en finale de la Coupe de l'UEFA. Puis à  la tête de Liverpool, il a gagné trois fois sur quatre contre le club français  dans les phases de poules de la C1 2007-2008 et 2008-2009, avec notamment un  cinglant 4-0 au Vélodrome effaçant la défaite à Anfield (1-0) sur le but de  l'entrée sur la scène internationale de Mathieu Valbuena. S'il sort de ce groupe difficile, Benitez sera encore plus adulé.

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