Incidents Nice-OM : comment l'OGC Nice peut-il éviter les débordements dans son stade ?

Depuis l'envahissement de terrain des supporters niçois lors de la rencontre Nice-OM, plusieurs mesures ont été soumises à réflexion par les différents acteurs.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Les supporters niçois lors du match Nice-OM, le 22 août 2021, à l'Allianz Riviera. (VALERY HACHE / AFP)

Le verdict était très attendu. Après les évènements survenus lors du match Nice-Marseille, le 22 août dernier, la commission de discipline de la Ligue de football professionel (LFP) a fini par trancher, mercredi 8 septembre. La rencontre sera rejouée sur un terrain neutre, à huis clos, au grand dam de l'OM. De son côté, l'OGC Nice écope d'un retrait d'un point ferme et de trois matchs à huis clos.

Mais ces sanctions ne permettront pas, à elles seules, d'éviter que ce genre d'incidents ne se reproduisent à l'avenir. Et ça, l'OGC Nice en a conscience. C'est pourquoi, le club a décidé de prendre certaines mesures de son côté, a appris franceinfo:sport auprès du club azuréen.

Un filet et des gobelets

Des filets anti-projectiles seront installés derrière les buts, dans la tribune sud du stade niçois, comme c'est déjà le cas à Saint-Etienne par exemple. Les premières rangées qui possèdent des sièges rétractables vont disparaître, afin d'éviter que les supporters ne soient à la même hauteur que la pelouse. Enfin, les bouteilles sans bouchon ne seront plus autorisées à l'intérieur de l'Allianz Riviera, pour empêcher que les supporters ne s'en servent comme projectiles. Il sera évidemment toujours possible de s'hydrater, mais les boissons seront servies dans des gobelets. 

Pour Pierre Barthélemy, avocat spécialisé dans la question des supporters, si des solutions techniques peuvent s'avérer efficaces, l'existence de ces débordements contribue surtout à mettre en lumière l'inefficacité des mesures répressives (interdictions de stade, amendes, peines de prison etc...) mises en place par les instances depuis plusieurs années : "Ce système de répression vis-vis des supporters est un échec. Pour preuve, ce genre d'incidents continue d'intervenir tous les deux-trois ans."

La piste du dialogue 

L'avocat tient à mettre l'accent sur la nécessité d'instaurer un dialogue entre les supporters et les instances. "Ce qui est arrivé est mauvais pour l'image du supporterisme aux yeux du grand public. Mais d'un autre côté, cela permet aux supporters niçois de prétendre aux mêmes mécanismes de dialogue et de prévention qui ont été efficaces dans d'autres clubs", souligne-t-il.

Pierre Barthélemy soutient également le rôle clé des référents supporters. "Avec un public aussi passionné, il y a matière à avoir plusieurs référents par club, voire certains présents uniquement les jours de match", propose-t-il. "La réflexion pourrait être approfondie sur les matchs les plus à risques. Lors de Nice-Marseille, les supporters sont allés sur le bord de la pelouse à plusieurs reprises avant l'envahissement du terrain. Peut-être que s'il y avait eu des outils de dialogue ce soir-là, l'envahissement réel du terrain aurait pu être évité."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Ligue 1

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.