Ligue 1 : "Les Girondins de Bordeaux ne pourraient pas survivre" en cas de descente en Ligue 2, annonce le club

Les Bordelais sont 17es de Ligue 1, avec un petit point d'avance sur le premier relégable.

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France Télévisions
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Les Girondins de Hwang Ui-Jo vivent une saison galère. (ROMAIN PERROCHEAU / AFP)

C'est une annonce pour le moins équivoque. Thomas Jacquemier, directeur général délégué des Girondins de Bordeaux, a annoncé vendredi 14 janvier que le club "ne pourrait pas survivre à une descente en Ligue 2". Très mal embarqués sportivement et en proie à de grosses difficultés financières, les Bordelais sont au bord du gouffre.

"On ne va pas se cacher. Aujourd'hui, pour les Girondins, il n'y a pas de modèle, il n'y a pas de vie en Ligue 2. Les revenus que l'on tire des droits télé en Ligue 2 ne permettent pas au club d'y survivre"

Thomas Jacquemier, directeur général délégué des Girondins de Bordeaux

AFP

"Pour le coup, on ne peut pas l'envisager comme certains clubs qui font l'ascenseur, qui sont plus adaptés à ça. Pour nous ce n'est plus possible. Ce n'est pas un projet de dire 'on temporisera, on remontera plus tard'", a ajouté le dirigeant bordelais.

Une réduction de la masse salariale à prévoir

Le directeur général délégué en a profité pour faire le point sur les finances du club bordelais, repris en juillet par l'homme d'affaires Gerard Lopez.

Ces derniers jours, les Girondins ont fait couler beaucoup d'encre. Entre le foyer lié au Covid-19, la volonté de se débarrasser d'ici fin janvier du capitaine Laurent Koscielny et la perte de l'invincibilité à domicile contre Marseille, Bordeaux est dans la tourmente.

"Ce qui est important pour la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion), c'est que l'on ait les besoins nécessaires en trésorerie pour couvrir l'ensemble de notre saison quels que soient les aléas sportifs", a expliqué le dirigeant. Ce dernier table sur une réduction du déficit d'exploitation de plus de 40% par rapport à la saison dernière, grâce à une stratégie d'assainissement des comptes.

"Cela passe par des mesures d'économie, une augmentation des recettes et une réduction de la masse salariale, a-t-il précisé. Aujourd'hui, on est en moyenne à 1 million d'euros par joueur. La trajectoire est en train d'être corrigée, notamment sur la masse salariale de nos jeunes joueurs qui sont sur des tendances beaucoup plus basses (-45 %) que par le passé. Historiquement, le club était au-dessus."

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