Super Ligue : Gianni Infantino "préfère le dialogue" aux sanctions

Dans une interview publiée ce mercredi dans le journal L'Equipe, le président de la Fifa, Gianni Infantino, s'oppose aux possibles sanctions contre les douze clubs qui ont tenté de lancer une Super Ligue européenne.

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France Télévisions
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Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s'adresse au Congrès de l'UEFA à Montreux. (RICHARD JUILLIART / UEFA)

Le président de la Fifa Gianni Infantino n'est pas favorable à des sanctions contre les douze clubs qui ont tenté de lancer une Super Ligue européenne, préférant un "dialogue" tous azimuts pour réformer le football, selon une interview ce mercredi au journal L'Equipe.

Certaines personnes "n'y sont pour rien"

"Certaines actions devraient avoir des conséquences, et chacun doit assumer ses responsabilités", concède le patron du foot mondial, jugeant "inacceptable" et "inimaginable" la création d'un tournoi fermé "en dehors" des instances.

"Mais... il faut toujours faire attention quand on parle de sanctions (...) C'est vite dit qu'il faut punir. C'est même populaire - ou populiste - parfois", ajoute Gianni Infantino, régulièrement soupçonné d'avoir encouragé en sous-main les projets des clubs mutins. Pour lui, si d'éventuelles sanctions doivent venir "en premier lieu" des instances nationales, puis de l'UEFA et enfin de la Fifa, "en punissant par exemple un club, vous punissez aussi des joueurs, des entraîneurs, des fans, qui n'y sont pour rien".

"Je préfère toujours privilégier le dialogue au conflit, même dans les situations les plus délicates", explique-t-il, appelant à "écouter tout le monde" pour comprendre "pourquoi on en est arrivé là".

De multiples pistes pour éviter des sanctions

Parmi de multiples pistes, il a insisté sur la réforme en cours du marché des transferts, passant par un plafonnement des commissions des agents et un rétablissement de leur licence, que la Fifa prévoit d'adopter d'ici l'été.

Mais pour favoriser "la stabilité économique" et "l'équilibre compétitif" du football, il a aussi évoqué "l'introduction de plafonds salariaux, de plafonds sur les indemnités de transfert", "d'une limitation du nombre de joueurs par équipe, ainsi que de l'obligation d'avoir un certain nombre de joueurs formés localement" ou encore "d'une période de repos minimum" - autant d'idées qui restent à concrétiser et rencontrent parfois des obstacles juridiques.

"Moins de matches, mais de meilleure qualité"

Concernant le calendrier international, sujet particulièrement délicat tant les joueurs finissent cette saison exténués alors qu'ils doivent encore disputer Euro ou Copa America, il a appelé à avoir "moins de matches, mais de meilleure qualité".

Sans prendre clairement position, Gianni Infantino s'est contenté de promettre "des discussions intéressantes" sur les récentes propositions du Français Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la Fifa, qui préconise une Coupe du Monde et un Euro tous les deux ans.

Il a en revanche réaffirmé son intention d'élargir à 24 équipes le Mondial des clubs, sans échéance précise pour l'instant, promettant que ce projet contesté par les confédérations deviendrait "la meilleure épreuve de clubs au monde".

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