VIDEO. En Palestine et dans les pays arabes, le foot féminin est bien plus qu'un sport

Malgré leur absence lors de la Coupe du monde féminine 2019 en France, les jeunes filles des pays arabes se passionnent pour le football. Elles y voient un moyen d'émancipation.

FRANCK BALLANGER ET CYRIL BALTA / RADIO FRANCE

Même si aucune équipe d'un pays arabe ne participe à la 8e édition de la Coupe du monde féminine de football qui se déroule en France, les jeunes filles, de Casablanca à Bagdad, se passionnent de plus en plus pour le ballon rond. Et pas seulement dans les gradins comme supportrices, mais aussi en jouant dans des équipes locales et nationales.

Honey Thaljieh, une pionnière du ballon rond

Au Moyen-Orient, Honey Thaljieh, Palestinienne de Bethlehem et ancienne joueuse, est à 35 ans la co-fondatrice de l’équipe nationale de Palestine, dont elle fut la capitaine. Aujourd’hui, elle travaille au siège de la FIFA à Zürich au département communication avec les entreprises.

Honey Thaljieh incarne la révolution féminine sur les terrains de football à l’œuvre en ce moment dans les pays arabes. En Palestine, le football permet à la jeunesse d’oublier, le temps d’un match ou d’un entraînement le poids de l’occupation israélienne : "Dans les Territoires occupés, le football est plus qu’un sport" explique-t-elle. Pour les jeunes filles, le ballon rond est finalement un véritable moyen d’émancipation.

Honey Thaljieh, ancienne joueuse, est la co-fondatrice de l’équipe nationale de Palestine.
Honey Thaljieh, ancienne joueuse, est la co-fondatrice de l’équipe nationale de Palestine. (Franck Ballanger / Capture d'écran)