VIDEO. Tour de France : comment réussir son sprint (et ne pas se faire disqualifier comme Peter Sagan)

Vous avez été horrifié par le sprint de Vittel, mardi, marqué par le coup de coude de Peter Sagan qui a envoyé Mark Cavendish dans les barrières ? Rassurez-vous, ça n'est pas comme ça que ça devrait se passer.

Les sprinters sont une espèce de coureurs à part dans le peloton du Tour de France. Leur boulot est de se cacher dans les roues pendant toute la durée de l'étape, et d'appuyer sur les pédales comme des malades dans le dernier kilomètre. Un rôle très particulier, qui nécessite un mécanisme d'horlogerie pour bien démarrer son effort, avec plusieurs équipiers chargés de le lancer à 70 km/h dans la dernière ligne droite.

L'importance cruciale du "poisson pilote"

C'est tout le contraire qui s'est produit mardi 4 juillet, à la toute fin de l'étape de Vittel. Le gros du peloton mis au tapis par une chute, seul un petit groupe de sprinters s'est disputé la victoire. Et on a vu un festival de queues de poisson et d'accrochages. Mark Cavendish a tenté de passer dans un trou de souris entre les barrières et Peter Sagan, le champion du monde slovaque, l'a violemment repoussé. Trois coureurs ont fini sur le bitume

Du coup, on vous explique comment se passe un sprint dans les règles de l'art, l'importance cruciale du "poisson pilote" et comment les coureurs sont censés respecter leur couloir.

Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), lors de la 4e étape du Tour de France, le 4 juillet 2017, à Vittel.
Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), lors de la 4e étape du Tour de France, le 4 juillet 2017, à Vittel. (JEFF PACHOUD / AFP)