Milwaukee bat Phoenix à domicile et décroche le titre NBA

Les Bucks ont attendu 50 ans avant de remporter le deuxième sacre de leur histoire.

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France Télévisions
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Marc Lasry (au c.), copropriétaire des Milwaukee Bucks, célèbre le sacre de son équipe, le 20 juillet 2021 à Milwaukee (Wisconsin).  (JONATHAN DANIEL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Les Bucks de Milwaukee ont remporté mardi 20 juillet le deuxième titre NBA de leur histoire en s'imposant chez eux face aux Suns de Phoenix (105-98) à l'issue d'un match âpre et disputé, portés par un Giannis Antetokounmpo qui est entré dans la légende.

Battus lors des deux premières manches de la série, les "cerfs" ont aligné quatre succès d'affilée pour l'emporter 4-2 dans cette finale, affiche que personne n'attendait mais qui s'est avérée palpitante. Tout au long de la rencontre, l'ailier grec aura régné tant en défense qu'en attaque, réalisant l'une des performances les plus marquantes de l'histoire de la ligue, avec 50 points, 14 rebonds et 5 contres au final.

Antetokounmpo élu meilleur joueur de la finale

Lâché une bonne partie de la rencontre par ses lieutenants Khris Middleton et Jrue Holiday (4 sur 19 au tir), le "Greek Freak" a encore élevé son niveau, lui qui tournait déjà à plus de 32 points de moyenne jusqu'ici dans cette finale. Le numéro 34 a logiquement été élu meilleur joueur (MVP) de la finale, qu'il a dominée de la tête et des épaules.

Après le match, il a remercié "ceux qui ont cru en (lui)" et ses coéquipiers. "Ils jouent à fond à chaque match. J'avais confiance en cette équipe. Je voulais (gagner un titre) ici, avec ces gars-là. Donc je suis heureux." Parmi eux, le Français Axel Toupane (qui n'a pas joué dans cette finale) décroche son premier titre de champion NBA.

Giannis Antetokounmpo des Bucks a été élu meilleur joueur de la finale, le 20 juillet 2021. (JONATHAN DANIEL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Les Suns, la tête haute

Face à la montage Giannis, Phoenix a joué avec l'énergie du désespoir, emmené par son meneur Chris Paul (26 points) qui a été au bout de ses forces. Comme le sont souvent les rencontres à fort enjeu, ce match n'aura pas été un monument sur le plan esthétique.

Après avoir très mal démarré la rencontre, les Suns se sont retrouvés menés de 13 points en fin de premier quart-temps (29-16), incapables de mettre un tir de loin (3 sur 17 en première mi-temps). Avec une défense héroïque, qui a provoqué une pelletée de balles perdues, Phoenix est revenu au score et a tenu toute la rencontre, s'offrant l'opportunité d'y croire jusqu'à la fin, ou presque.

Poussif jusque-là durant les trois précédentes rencontres, encore bien gêné par PJ Tucker, Chris Paul est pourtant revenu à la vie alors que son équipe était au bord de l'asphyxie. De nouveau efficace sur pick and roll, se jouant des intérieurs venus en aide, il a enchaîné les petits paniers à mi-distance qui ont fait sa réputation.

Ambiance électrique

Incapable de trouver la mire à trois points, les Suns se sont débattus et sont allés chercher les paniers plus près du cercle, avec une certaine réussite. L'électricité était telle qu'un début d'échauffourée a mis aux prises Chris Paul et l'iconoclaste Bobby Portis en début de quatrième quart-temps. Attendu pour emballer le match, l'arrière des Suns Devin Booker a calé (14 de ses 22 tirs ratés), surtout en fin de partie, perdant 6 ballons au total. 

Après avoir livré plusieurs performances de très haute volée dans cette finale, le numéro un des Suns a même été contré plusieurs fois par Antetokounmpo. Personne ne pouvait battre ce Giannis-là, perpétuellement dangereux durant le match, qui a parfois donné l'impression que les Bucks étaient en surnombre sur le terrain. Un dernier tir de Middleton, très maladroit jusque-là, à l'entrée de la dernière minute, suivi de deux lancers, a mis définitivement à distance les visiteurs de l'Arizona (102-96). 

Une nouvelle fois durant ces play-offs, ces Bucks considérés parfois comme trop tendres les saisons précédentes, ont remporté un succès sur le fil, plein d'autorité. Phoenix sort la tête haute de cette finale, même s'il a sans doute laissé passer une occasion au match 5 chez lui, samedi. À 36 ans, Chris Paul a peut-être laissé échapper mardi sa dernière occasion d'inscrire un titre à son palmarès, après 16 saisons dans la ligue et beaucoup de déconvenues. 

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