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Le début de saison historique des Warriors en 5 chiffres

Golden State, champion NBA en titre, a survolé le premier mois de la saison régulière en remportant ses 16 premières rencontres – un record depuis la création du Championnat, il y a 70 ans. Sans véritable point faible, la bande à Stephen Curry ne se fixe aucune limite. Et les chiffres lui donnent raison.
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15,6

Soit, en points, l’amplitude moyenne des seize victoires remportées par les Warriors depuis la reprise. La correction la plus notable est survenue face à Memphis le 2 novembre dernier : pourtant outsiders à l’Ouest, les Grizzlies avaient subi ce soir-là le plus lourd revers de leur histoire (69-119). La veille, déjà, les Californiens avaient passé 134 points aux New Orleans Pelicans. La domination de Golden State au tableau d’affichage peut se résumer en une statistique : depuis le début de la saison, la franchise de la Baie a plus souvent mené de plus de 15 unités (167 minutes) que couru au score (149 minutes). "Ce qui m’impressionne le plus, c’est le niveau de leur basket sur une si longue durée, a adoubé LeBron James. C’est peut-être l’équipe la plus en forme de l’histoire".

12,4

Soit le nombre moyen de trois-points marqués par les Warriors chaque soir depuis la reprise. Stephen Curry a marqué davantage de trois-points (78) que les effectifs tout entiers du Minnesota (66) et de Brooklyn (70). Plus globalement, Golden State domine la quasi-totalité des catégories statistiques offensives : avec 114,3 points (1er) à 48,6% aux tirs (1er) et 29,6 passes (1er) de moyenne, c’est de loin la meilleure attaque du Championnat. Et cela se voit. "Cette équipe n’est pas seulement difficile à battre : elle est très plaisante à regarder, sympa à coacher, à côtoyer", se félicite Luke Walton, le coach par intérim des Warriors en attendant le retour de Steve Kerr, convalescent.
 

2,01

Soit, en mètres, la taille de Draymond Green que le coaching staff de Golden State n’hésite plus à décaler au poste de pivot, déstabilisant sérieusement ses opposants. Déjà appliquée avec parcimonie l’an passé, cette manœuvre permet de pousser le concept de "small ball" (jouer "petit", pour aller rapidement vers l’avant et étirer les défenses adverses) à son paroxysme. Rares sont les coaches qui parviennent à s’adapter à pareille tactique. l’un des joueurs les plus importants de la ligue", assure d’Antoni.

23

Soit, en points, le déficit remonté par les Warriors face aux Clippers le weekend dernier. Sur le parquet de Los Angeles, Golden State a battu l'un de ses plus furieux rivaux Il y a trois ans, le Heat du trio James-Wade-Bosh s’était arrêté à 27 victoires d’affilée, une première au XXIe siècle. Comme les Lakers en 1972, ils avaient terminé champions NBA. "Seize, c’était le premier objectif, maintenant on va voir jusqu’où on peut aller, annonce Curry. D’ici un mois, on va peut-être parler des 33 victoires, qui sait ?". Mais le calendrier des Warriors, qui prévoit une série de sept déplacements en treize jours début décembre, risque de compliquer cette mission. Le record de 72 victoires en une saison (les Chicago Bulls en 1995-96), semble davantage à leur portée. Si un tel exploit est probable ? "Non, tempère Walton. Mais ne comptez pas sur moi pour dire que ça n’est pas possible. Tout est possible".

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