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Reportage "Un moment de gloire incroyable" : au cœur de la "Boat Race", course d’aviron mythique entre les universités anglaises d’Oxford et de Cambridge

Article rédigé par Jérôme Val
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
Depuis 1829, les universités d'Oxford et de Cambridge se lancent un défi sur la Tamise. (JEROME VAL / RADIOFRANCE)
C’est l’histoire d’une rivalité qui dure depuis presque deux siècles et qui se règle sur la Tamise, à Londres : franceinfo a pu assister aux derniers entraînements de cette course prestigieuse.

Sur les berges de la Tamise, au pied du pont de Putney, dans le grand Londres (Royaume-Uni), point de départ de la course, l'heure est aux derniers entraînements et aux derniers réglages. Ce dimanche 26 mars n'est pas un jour comme les autres : c'est la 168e édition de "The Boat Race" - la "course de bateaux", tout simplement - est surtout celle d'une vie, celle qu'on ne doit pas perdre.

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"Cette course est populaire parce qu'il y a un vainqueur et un perdant. Pour celui qui perd, c'est horrible et pour celui qui gagne, c'est un moment de gloire incroyable, explique Matt Smith, l’arbitre de la course féminine. C'est comme si ces rameurs rentraient dans une arène. Plus jamais ils n'auront l'occasion de vivre dans leur vie un moment comme celui-là." Il faut dire que cela dure depuis 1829, quand deux amis, l'un à Oxford, l'autre à Cambridge, se sont lancé un défi sur la Tamise.

Sur les berges de la Tamise, au pied du pont de Putney, point de départ de la course, les équipages font leurs derniers entraînements, le 25 mars 2023. (JEROME VAL / RADIOFRANCE)

Douze entraînements par semaine

Depuis, la tradition s'est perpétuée, année après année et la "Boat Race" est devenue au fil des compétitions un rendez-vous sportif de plus en plus relevé. Pour la 4e fois de l’histoire, seulement, un Français sera sur l’eau. Noam Mouelle porte le maillot des Light Blues de Cambridge. Sur franceinfo, celui qui prépare une thèse dans la prestigieuse université ne cache pas sa fierté.

"L'une des choses qu'on nous dit, c'est qu'il faut vraiment réussir à faire abstraction de la foule, du bruit et se concentrer"

Noam Mouelle

à franceinfo

"On doit s'entraîner douze fois par semaine, soit deux fois par jour, tous les jours, sauf un jour par semaine, qui est un jour de repos. Et cela en plus des cours, c'est tout le challenge : c'est qu'il faut faire tout ça en étudiant à côté. Là, on ne prépare plus l'aspect technique ou l'aspect physiologique, on prépare vraiment l'aspect psychologique", confie-t-il.

Pour la 4e fois de l’histoire seulement, un Français sera sur l’eau : Noam Mouelle porte le maillot des Light Blues de Cambridge. (JEROME VAL / RADIOFRANCE)

"Le poids de l'Histoire"

Les organisateurs attendent 500 000 personnes sur les berges de la Tamise et revendiquent quelque 450 millions de téléspectateurs à travers le monde pour une course de plus en plus exigeante. "C'est assez dur parce qu'elle fait presque sept kilomètres. C'est beaucoup plus long que ce que l'on peut faire habituellement, où l'on parcourt deux kilomètres. Il n'y a que deux bateaux. C'est très tactique. Il faut attaquer et ne pas rester passif. Et puis il y a le poids de l'Histoire. Il y a beaucoup de pression", précise Sean Bowden, l'entraîneur en chef de l'équipage d'Oxford. 

Le prestige de l’une ou l’autre des deux universités britanniques se joue dimanche après-midi sur les eaux capricieuses de la Tamise. Cambridge mène, pour l’instant, 85 victoires à 81 contre Oxford.

Le reportage de Jérôme Val

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