Formule 1 - GP d'Espagne : et à la fin, c'est Lewis Hamilton qui gagne

Lewis Hamilton (Mercedes) a remporté, dimanche, le GP d'Espagne, à Barcelone, devant la Red Bull de Max Verstappen.

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France Télévisions
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Lewis Hamilton (Mercedes) s'impose de justesse au GP d'Espagne à Barcelone (JAVIER SORIANO / AFP)

Maître du suspense, Lewis Hamilton (Mercedes) a déjoué les plans de Max Verstappen (Red Bull) pour décrocher la victoire au GP d’Espagne, à Montmelo, dimanche 9 mai, son 98e succès en Formule 1. Surpris par l'attaque du Néerlandais dès le premier virage, le Britannique a employé une stratégie audacieuse pour récupérer la tête, à sept tours de la fin. Valtteri Bottas complète le podium. Cinquième au départ, Esteban Ocon (Alpine) termine en 9e position devant Pierre Gasly (Alpha Tauri).

L’art du chasseur, c’est de traquer sa proie avec patience et de choisir le bon moment pour porter l’estocade. Lewis Hamilton a eu, à plusieurs reprises, le casque orange dans son viseur. Gêné par les turbulences ou des pneus abimés de sa monoplace en début de course, l’Anglais a préféré tendre un piège à la Red Bull. En choisissant un deuxième arrêt au stand par surprise, il a condamné son adversaire à s’essouffler en tête jusqu’à déposer les armes. "Je l’ai vu venir, a réagi Verstappen. Il n’y avait pas grand-chose à faire. Dès qu’ils sont passés aux stands, j’ai su que c’était fini."

Hamilton en bon chasseur

Le Néerlandais, deuxième sur la grille, avait eu tout bon jusque-là en chipant la tête de la course dès le premier virage. Une attaque agressive qui n'a laissé guère de choix à Hamilton. Soit il laissait la Red Bull s’envoler, soit c’était l’accrochage. "C’était serré au départ, a reconnu le septuple champion du monde. Je chassais 'Max' au maximum. J’ai essayé de faire durer les pneus mais je n’arrivais pas à le dépasser." L’entrée en piste de la voiture de sécurité pour évacuer l’Alpha Tauri de Yuki Tsunoda au 9e tour ne lui a pas offert plus d’opportunités. Au premier jeu des changements de pneus, Red Bull a gardé l'avantage malgré un arrêt cafouillé. Resté en piste quatre tours de plus, Hamilton a perdu plus de temps dans l’opération mais cette erreur stratégique l’a obligé à un choix plus radical.

23 secondes à remonter

Malgré l’apport du DRS, l’Anglais a buté sur les échappements de Verstappen. Mercedes est passée à l’action et a fait rentrer son pilote au stand avant la Red Bull. Il est ressorti à 23 secondes du leader avec 23 tours à couvrir. Pris au piège, Verstappen n’a eu d’autre choix que de tenter d’aller au bout avec des pneus très usés. A coup d’une à deux secondes de gagnées par tour, la jonction s’est opérée à 7 tours de la fin. DRS ouvert, Hamilton a profité du kilomètre de la ligne droite des stands pour plier son affaire et s’offrir un nouveau trophée. "Il a fallu combler plus de vingt secondes d’écart, a savouré Hamilton. Quelle belle chasse entre nous et quelle journée !"

Chasseur émérite, Hamilton ajoute un 98e succès à son palmarès, le lendemain de sa 100e pole position en carrière, et conforte sa place de leader du championnat (94 pts) devant Verstappen (80 pts). Tout aurait pu s’écrouler au moment de dépasser son coéquipier Valtteri Bottas, deuxième à ce moment-là, qui va certainement se faire tirer les oreilles pour avoir freiné la remontée de l’Anglais au point de ne lui laisser qu’un trou de souris pour passer. Troisième à l’arrivée, le Finlandais ne pouvait pas espérer mieux. A l’issue d’une course sans accroc, Charles Leclerc (4e) confirme course après course le renouveau de Ferrari. La déception est à mettre du côté du clan tricolore avec la 9e place d’Esteban Ocon. Parti en 5e position sur la grille, le Français va regretter le manque de constance de son Alpine. Pierre Gasly s’est lui arraché pour finir dans l’aileron de son compatriote et empoche un petit point.

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