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Roland-Garros : Rafael Nadal décroche son 14e titre après une victoire facile contre Casper Ruud en finale

Toujours invaincu en finale porte d'Auteuil, l'Espagnol a reconquis son trône, dimanche, lors d'un match où il n'a pas été inquiété par le Norvégien.

Article rédigé par Andréa La Perna - Envoyé spécial à Roland-Garros
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
L'Espagnol Rafael Nadal avec la coupe des Mousquetaires, à l'issue de la finale de Roland-Garros, le 5 juin 2022 à Paris. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Qui d'autre que lui ? Rafael Nadal a décroché son 14e sacre à Roland-Garros, dimanche 5 juin. L'Espagnol n'a fait qu'une bouchée du Norvégien Casper Ruud en finale, le dominant en trois petits sets (6-3, 6-3, 6-0) et 2h18, au terme d'une finale qui n'entrera pas au Panthéon du tennis. Le Majorquin récupère sa couronne, un an après l'avoir cédée à Novak Djokovic, et fait le break au classement des joueurs les plus titrés en Grand Chelem, avec désormais 22 titres (contre 20 pour Roger Federer et Novak Djokovic).

Il y avait bien quelques inconnues avant la rencontre, mais comme lors des tours précédents, Rafael Nadal a réussi à faire oublier la dégradation de son état physique et le poids des années. On se demandait également si l'atmosphère orageuse et une possible fermeture du toit du Central l'empêcheraient de développer son meilleur tennis. Il n'a finalement pas été assez inquiété pour avoir à hausser son niveau de jeu.

Ruud, un élève dépassé

L'Espagnol a donné l'impression que l'issue de la rencontre ne dépendait que de son bon vouloir. Ses deux seuls creux ont découlé de ses propres erreurs au service, à 2-0 dans le premier set (après deux doubles fautes), puis à 1-2 dans le deuxième (sur une double faute à 0-40). A chaque fois, Nadal a rapidement corrigé le tir pour reprendre les devants face à un adversaire timoré pour sa première finale en Grand Chelem.

Sur un ultime revers gagnant, Rafael Nadal remporte son 14e titre à Roland-Garros. L'Espagnol étrille Casper Ruud en trois sets secs et soulève un 22e trophée du Grand Chelem, un nouveau record.
Finale (H) : Nadal écrit l'histoire Sur un ultime revers gagnant, Rafael Nadal remporte son 14e titre à Roland-Garros. L'Espagnol étrille Casper Ruud en trois sets secs et soulève un 22e trophée du Grand Chelem, un nouveau record.

Accrocheur, mais trop imprécis pour bousculer son idole, Casper Ruud, qui n'avait jamais dépassé le 3e tour à Roland-Garros, a fini par prendre une leçon dans le troisième set. L'apprentissage continue pour celui qui a rejoint la Rafa Nadal Academy il y a quatre ans. Le gouffre entre le maître et l'élève, qui s'affrontaient pour la première fois s'illustre en quelques statistiques : il n'aura réussi à prendre que six jeux à l'Espagnol, soit autant que Jordan Thompson au 1er tour et deux de moins que le Français Corentin Moutet au deuxième. "Je sais désormais ce que ça fait de t'affronter en finale. Ce n'est pas facile, mais je ne suis pas la première victime", a ironisé le Norvégien sur le podium, lors de la remise des trophées.

Avant l'entrée des joueurs sur le court, il n'y avait pas la même excitation dans les travées de Roland-Garros que lors du quart de finale contre Novak Djokovic, mardi. Les tribunes étaient bien moins remplies et les encouragements avant chaque point beaucoup moins insistants, comme si le public avait intériorisé le fait que la finale s'était jouée cinq jours plus tôt. La grande interrogation n'était pas de savoir qui soulèverait le trophée, mais de deviner si Rafael Nadal allait disputer sa dernière finale, voire son dernier match sur l'ocre parisienne.

Ce dernier a repoussé l'idée d'une fin de carrière imminente dans une interview accordée à France 2, et diffusée juste avant la rencontre : "J'aimerais pouvoir donner une réponse plus claire, mais pour l'instant, je n'en sais rien. Une chose est claire, c'est que j'aimerais beaucoup revenir à Roland-Garros pendant encore quelques années." Malgré les douleurs liées à la pathologie incurable qui touche son pied gauche (le syndrome de Müller-Weiss) et ses 36 ans tout juste soufflés, le "Taureau de Manacor" ne veut pas sortir de l'arène.

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