"Vive l'EPS" : quand les propos de Jean-Michel Blanquer sont moqués par les sportifs français

Dans un tweet publié sur son compte officiel, Jean-Michel Blanquer a vanté les mérites du sport à l'école qui, selon lui, serait à l'origine du succès des sportifs français aux JO de Tokyo. Une vision qui a fait réagir certains sportifs tricolores. 

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France Télévisions
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Le Ministre de l'Education nationale de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer. (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / AFP)

L'hommage a du mal à passer. Plusieurs sportifs se sont moqués d'un tweet de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale de la Jeunesse et des Sports, qui a fait un lien entre les résultats des sports collectifs français aux Jeux olympiques de Tokyo et le travail effectué à l'école par les sports d'Education physique et sportive.

"Vive le sport collectif ! Vive l'EPS [Education physique et sportive] ! Le succès de nos équipes de France de BHV [basket, handball, volley] illustre la qualité de l'enseignement de ces sports à l'école. Saluons le travail des enseignants d'EPS et la bonne collaboration avec les fédérations" a-t-il écrit en référence aux résultats des Bleus en basket, handball et volley (trois médailles d'or, une d'argent, une de bronze).

"J'ai quand même rarement (fait) du basket à l'école"

Un raccourci que certains sportifs français n'ont pas du tout apprécié. À commencer par le pivot des Bleus du basket, Vincent Poirier, qui lui a répondu assez sèchement dimanche : "J'ai quand même rarement (fait) du basket à l'école, mais tranquille". Lundi, il en a rajouté une couche avec une photo du compte Twitter de l'équipe de France sur laquelle il figure, posant avec sa médaille : "Et mercé (merci) l'EPS hein".

Son coéquipier Evan Fournier a embrayé, expliquant tout d'abord avoir "tellement de choses à dire en voyant ca, je sais meme pas par où commencer", suite au passage du ministre de l'Education nationale, de la jeunesse et des sports sur Europe 1Avant de revenir à la charge, expliquant que "notre culture sportive à l'école est désastreuse. Si mes coéquipiers et moi même sommes arrivés à l'élite de notre sport, c'est grâce aux associations sportives, aux clubs, aux bénévoles, mais en aucun cas grâce à l'école."

Le gardien de but de l'équipe de France de handball, Vincent Gérard, médaillé d'or samedi, y est lui aussi allé de son tweet : "Heureux de voir que l'EPS est considérée sur les réseaux sociaux. Parce que dans la réalité... Comme le reste de l'enseignement d'ailleurs, les moyens ne sont pas là..."

"J'hésite à reprendre les cours d'EPS du coup pour Paris 2024"

Le rugbyman français Maxime Mermoz a alors répondu au portier tricolore, président du syndicat des joueurs professionels de handball : "Une honte, ils ne font rien pour le sport et à l'école c'est comme la musique..."

La nageuse Marie Wattel, sixième du 100 m papillon à Tokyo, s'est elle aussi fendue d'un tweet humoristique: "J'hésite à reprendre les cours d'EPS du coup pour Paris 2024."

Les Jeux Olympiques ont pris fin dimanche. La France, avec 33 médailles dont dix titres, se classe 8e au classement. Un résultat en baisse par rapport à Rio, où la délégation tricolore en avait accumulé 42 et pris la 7e place. Et un sacré cap à franchir pour 2024, puisque le ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, a confirmé que dans trois ans, l'objectif serait de 70 à 80 médailles, "un chiffre ambitieux", reconnaît-il. 

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