JO 2021 - Handball : les Français renouent avec l'or olympique en battant le Danemark en finale, la 31e médaille des Bleus

Cinq ans après l'échec en finale face aux mêmes Danois, les Bleus de Guillaume Gille ont pris une revanche (25-23), samedi, pour redevenir champions olympiques du côté de Tokyo. 

Article rédigé par
Hugo Lauzy - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le cri rageur de Kentin Mahé, lors de la finale des Jeux olympiques contre le Danemark, le 7 août 2021. (FRANCK FIFE / AFP)

Ils l'ont de nouveau fait. Dans un remake attendu de la finale de Rio en 2016 face au Danemark, les Bleus ont dû ferrailler jusqu'au bout (25-23), samedi 7 août, avec une défense agressive et une attaque efficace pour décrocher une quatrième étoile olympique. Les Français ont repris l'or des mains des coéquipiers de Mikkel Hansen, très accrocheurs en deuxième période. 

L'équipe de France récupère la médaille d'or olympique après avoir échoué à Rio. Les Bleus ont difficilement battu le Danemark de deux buts (25-23). Les coéquipiers de Michaël Guigou décrochent leur troisième médaille d'or aux Jeux Olympiques.


Retrouvez le résumé d'une rencontre forte en émotions.

Avec une équipe régénérée à plusieurs postes et la présence de cadres indispensables, le sélectionneur Guillaume Gille a repris le témoin de Claude Onesta et donné l'occasion aux plus anciens du groupe (Mickaël Guigou, Luc Abalo et Nikola Karabatic) d'être triple champions olympiques. 

Agressivité et efficacité, la marque de fabrique des Bleus

La maîtrise aperçue face aux Égyptiens en demi-finale s'est une nouvelle fois affichée face aux Danois. Dans un début de match avec un rythme effréné, un premier service de Ludovic Fabregas pour Nikola Karabatic a permis d'ouvrir le compteur des Bleus. Face à l'attaque française, le portier Niklas Landin (14 arrêts sur 38), auteur de plusieurs parades d'entrée de jeu, a fait illusion dans le premier quart d'heure avant de s'effacer derrière la puissance de la base arrière tricolore.  

La joie des Bleus après leur succès en finale contre le Danemark. Les joueurs de l'équipe de France ont fêté la victoire avec un clapping depuis le milieu de terrain.

Sous l'impulsion de Dika Mem (3/8 aux tirs) et Nedim Remili (5/8), les Bleus ont fait un premier mini break dans la rencontre (6-4, 14e). Derrière, l'agressivité constante de l'arrière-garde française a fait le reste. Des porteurs de balle asphyxiés et un Mikkel Hansen, star du PSG, pris à la gorge ont suffi à dérégler la machine danoise dans ses enchaînements. La bonne gestion des temps faibles des partenaires de Vincent Gérard (10 arrêts sur 31) a permis de limiter la casse et de creuser l'écart au fil du temps (14-10, 30e). Une première pique dans le dos de Danois moins saignants dans leur jeu collectif qu'en temps normal.

Des Danois menaçants jusqu'à l'ultime possession

Un coup d'accélérateur confirmé dès le retour des vestiaires. Sans se polluer la tête et les jambes, les médaillés d'argent à Rio étaient en mission. Ils l'ont remplie de manière magistrale en stoppant systématiquement les attaques à sept (sans gardien) des Danois, pourtant leur point fort en 2016. Un ajustement tactique qui a perturbé le rythme de croisière des doubles champions du monde en titre et véritable référence dans la matière.

Sur un énorme coup de pression de Mathias Gidsel (6/7 aux tirs), au poste d'arrière droit, et de l'inévitable Mikkel Hansen (9/16, dont 5/6 aux jets de sept mètres), avec trois buts consécutifs et une double infériorité numérique à l'approche du money time, les Bleus se sont fait une belle frayeur (22-21, 49e). Un momentum dans lequel s’est révélé le gardien remplaçant, Yann Genty, avec une parade décisive (55e) sur un penalty du même demi-centre danois.

La récupération salvatrice de Ludovic Fabregas sur la possession de la dernière chance danoise a permis aux Bleus de souffler (25-23, 60e). Une fin heureuse avec ce coup de grâce tombé du ciel, au coeur d'une finale où le suspense aura duré jusqu'au bout.

Un troisième titre olympique synonyme de fin de l'histoire pour certains comme Mickaël Guigou ou Luc Abalo, le début d'une autre pour la grande majorité d'un collectif, dont la plupart sera désormais tourné vers l'objectif Paris 2024.

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