Paris 2024 : un bilan carbone sous-estimé selon une association

Alors que le comité d'organisation des JO déclare des jeux deux fois moins polluants que ceux de Londres, une association spécialiste de la transition écologique remet en cause ce bilan.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Un logo des Jeux Olympiques de Paris 2024 au siège du comité d'organisation de Paris 2024 à Saint-Denis, au nord de Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

À un mois de la cérémonie d'ouverture, des questions continuent à se poser sur le bilan carbone de ces Jeux olympiques. Le comité d'organisation a abandonné l'idée de communiquer autour de Jeux "neutres en carbone", mais il promet à présent de diviser par deux l'empreinte carbone de cet événement par rapport aux éditions précédentes.

Et c'est un pari réussi si l'on s'en tient aux chiffres du comité d'organisation. Avec 1,5 million de tonnes d'équivalent CO2, les JO de Paris seraient deux fois moins émetteurs que ceux de Londres. Toutefois, selon les Shifters, une association spécialiste de la transition énergétique, certaines données sont sous-estimées. C'est le cas par exemple des déplacements internationaux, selon Paul Delanoë, auteur d'un rapport sur le sujet : "Très peu de mesures ont été prises à ce niveau-là, et ça va avoir pour conséquence le dépassement du budget carbone que s'est fixé l'organisation de Paris 2024".

Ce budget carbone des JO devrait donc dépasser les deux millions de tonnes d'équivalent CO2, ce qui reste moins élevé que les éditions précédentes. Mais pour aller plus loin, l'association préconise d'organiser des fanzones un peu partout dans le monde : "On a proposé huit fanzones sur les cinq continents, un peu à la manière d'un festival de musique. De cette manière, au lieu de traverser la planète pour voir les JO, les gens prendraient le train, ou leur voiture, mais cela resterait un déplacement plus court."

Trop tard pour Paris 2024, mais l'association milite pour déployer ces fanzones pour les prochains grands événements.

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