Document franceinfo Paris 2024 : la "fierté" du skipper Armel Le Cléac'h d'embarquer la flamme olympique sur l'océan Atlantique

C'est une première dans l'histoire des Jeux olympiques : la flamme voyagera sur le trimaran du Français Armel Le Cléac'h pour relier la métropole aux Antilles. La traversée se fera "sûrement avec un équipage mixte" dont "des athlètes qui ont marqué les Jeux", confie le skipper en exclusivité à franceinfo.
Article rédigé par Jérôme Val
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Le skipper français Armel Le Cleac'h lors de la Route du Rhum, à Saint-Malo, le 4 novembre 2022. (LOIC VENANCE / AFP)

Le skipper français Armel Le Cléac'h a fait part vendredi 23 juin en exclusivité pour Radio France de sa "fierté" de porter la flamme olympique sur l'océan Atlantique et de "faire le relais entre la métropole et les Antilles". Ce sera sans aucun doute l'un des temps forts du parcours de la flamme olympique. Entre son arrivée à Marseille le 8 mai et l'allumage de la vasque à Paris le 26 juillet, ce symbole fort des JO va prendre le large sur le trimaran géant d'Armel Le Cléac'h, vainqueur du Vendée Globe en 2017. C'est la première fois dans l'histoire des Jeux olympiques que la flamme traverse les mers du globe.

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"C'est une fierté parce que beaucoup de gens vont porter cette flamme dans toutes les régions de France et nous, on va pouvoir faire le relais justement entre la métropole et les Antilles", déclare Armel Le Cléac'h. La traversée se fera en équipage. "On travaille avec Paris 2024" pour embarquer "des athlètes qui ont marqué les Jeux, des athlètes français qui ont acquis une certaine notoriété. Ce sera sûrement un équipage mixte qui m'accompagnera sur cette traversée".

Huit jours depuis Brest jusqu'aux Antilles

Armel Le Cléac'h va embarquer la flamme le 7 juin de Brest pour la convoyer jusqu'aux Antilles. "Ça va être une responsabilité d'amener cette flamme en Guadeloupe, puis en Martinique", anticipe Armel Le Cléac'h. Le skipper s'est donné huit jours pour arriver en Guadeloupe. "À nous de faire le maximum pour être présent à l'heure et on le sera".

"Il faudra prendre soin de la flamme et respecter le timing parce qu'elle continuera son chemin jusqu'à Paris."

Armel Le Cléac'h, skipper

à franceinfo

Le challenge est également de garder la flamme olympique allumée. "On travaille sur un support pour pouvoir fixer cette flamme, en tout cas, la transporter de façon stable pendant toute la traversée", indique Armel Le Cléac'h. Reste la question de sa place sur le géant des mers. "On ne sait pas encore si cela sera à l'intérieur ou dans le cockpit au niveau de la zone de vie, où se trouve la table à cartes. C'est très protégé. On n'a pas d'humidité. On n'est pas sous les embruns ou dans le vent, précise-t-il. Il faudra qu'elle reste allumée pendant toute la traversée. À nous de remplir cette mission".

La flamme traversera plus de 400 villes

Les sportifs français qui auront la chance de participer à cette traversée de l'Atlantique devront avoir "un petit peu le pied marin", même si "une grosse expérience" de la navigation n'est pas réclamée. "Ce n'est pas anodin de traverser l'Atlantique en Ultim", justifie-t-il.

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La flamme partira de Grèce le 27 avril 2024 à bord du Belem, un trois-mâts de la marine française, pour rallier Marseille le 8 mai. Elle traversera ensuite une soixantaine de départements et plus de 400 villes.

Le skipper français Armel le Cléac'h au micro de Jérôme Val

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