Paris 2024 : la Russie décide de ne pas envoyer de judoka aux Jeux olympiques

Le Comité international olympique (CIO) a annoncé, vendredi, autoriser deux athlètes biélorusses et six athlètes russes, dont quatre judokas, à participer aux Jeux olympiques. Mais la fédération russe de judo a immédiatement décidé de ne pas envoyer d'athlètes.
Article rédigé par franceinfo: sport avec AFP
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 1 min
Le siège du Comité international olympique, à Lausanne (Suisse). (FABRICE COFFRINI / AFP)

Les Jeux olympiques 2024 se feront sans judoka russe, malgré les autorisations accordées par le CIO. Dans un communiqué de presse publié vendredi 28 juin, la fédération russe de judo a annoncé n'envoyer aucun athlète à Paris pour protester contre les quotas de judokas sélectionnés, autorisés par le Comité international olympique (CIO) sous bannière neutre.

Dans une nouvelle liste élargie d'athlètes réintégrés dans les compétitions olympiques diffusée vendredi, le CIO avait déclaré que quatre judokas russes seraient autorisés à concourir. Or ils sont 17 à avoir décroché leur qualification olympique. "Dans cette situation, le présidium de la Fédération russe de judo a pris une décision unanime : l'équipe nationale russe de judo n'acceptera pas de conditions humiliantes et ne participera pas aux Jeux de Paris avec la composition proposée par les responsables du Comité international olympique", a expliqué la Fédération russe de judo, dénonçant une décision "antisportive" et appelant à "réformer le CIO".

50 athlètes actuellement autorisés

Depuis vendredi, deux Russes et deux Biélorusses ont également été autorisés à participer à l'épreuve olympique de canoë. Au total, 50 athlètes issus de ces deux pays ont donc la possibilité de concourir aux JO de Paris. Pour l'heure, ils sont seulement 20 à avoir confirmé leur présence et huit à avoir officiellement décliné, selon la liste actualisée du CIO

Pour rappel, le CIO, qui avait d'abord banni les athlètes russes et biélorusses après l'invasion par l'armée de Vladimir Poutine de l'Ukraine en février 2022, organise leur retour progressif, sous bannière neutre et sous certaines conditions. Pour être invités, les "athlètes individuels neutres" ont dû à la fois franchir l'obstacle des qualifications et un double contrôle, par les fédérations internationales puis le CIO, de leur absence de soutien actif à la guerre en Ukraine et de lien avec l'armée de leur pays.

La figure de proue du judo russe, Inal Tasoev, n'a ainsi pas été retenu. En 2023, le poids lourds avait été battu par Teddy Riner en finale des Mondiaux, avant de finalement être sacré co-champion du monde après un imbroglio arbitral.

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