JO 2021 : les handballeuses françaises se rassurent, déceptions pour la lutteuse Koumba Larroque et le tireur Clément Bessaguet... Ce qu'il faut retenir des épreuves de la nuit

L'équipe de France féminine de handball s'est qualifiée pour les quarts de finale après son succès lundi contre le Brésil. 

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La joie de la capitaine tricolore, Coralie Lassource, contre le Brésil lors du dernier match de la phase des poules du tournoi olympique, lundi 2 août. (FRANCK FIFE / AFP)

La nuit du lundi 2 août a proposé un cocktail de soulagement et de désillusions, le tout saupoudré d’un nouveau final dingue en athlétisme. Si les handballeuses tricolores ont assuré l’essentiel en dominant le Brésil pour s’adjuger une place en quarts de finale, le Français Clément Bessaguet, l’un des grands favoris en tir de vitesse, s’est écroulé en qualifications. Sur 1500 m, la Néerlandaise Sifan Hassan a signé une course folle malgré une chute pour s’offrir les demi-finales.

Handball :  match référence des Bleues pour accrocher les quarts 

Elles nous ont fait trembler jusqu’au bout. L’opposition face au Brésil lors du dernier match de poule a pris des allures de finale. A croire que les Bleues d’Olivier Krumbholz ne sont jamais aussi grandes que dos au mur. Grâce à une défense étouffante, une gardienne quasi infranchissable Cléopâtre Darleux (9/20) et des arrières aux bras en feu, les Bleues se sont imposées 29-22 face au Brésil pour s’offrir une place en quarts de finale et poursuivre leur rêve vers une médaille olympique.  Elles avaient remporté l’argent à Rio en 2016.

Athlétisme : Quentin Bigot en finale du marteau, la folle remontée d’Hassan en 1500 mètres 

Il s’est envolé dans le sillage de son marteau, non pas vers l’infini et au-delà, mais il a posé une première pierre sur le chemin. Il n’aura fallu que deux lancers au vice-champion du monde 2019, Quentin Bigot, pour s’offrir un billet pour la finale du lancer de marteau. Un jet de 78.73 m, meilleure marque de sa série de qualifications, qui augure de belles promesses pour celui qui rêve de podium. Il faudra attendre la finale du mercredi 4 août (13h15) pour voir le Français peut-être décrocher les étoiles et s’approprier pour de bon le fameux mantra de Buzz l’éclair. De son côté, la jeune Gemima Jospeh, 19 ans, s’est qualifiée pour les demi-finales du 200 mètres en prenant la 3e place de sa série en 22''94.

Avec un lancé à 78,73 m, le Français se qualifie pour la finale de mercredi (13h15). Il devait passer 77,50 m pour sortir des qualifications.

C’est probablement la performance de la nuit. La cloche annonciatrice du dernier tour a retenti et l’on a bien cru que les jeux étaient faits pour Sifan Hassan. La double championne du monde 2019 à Doha sur 1500 et 10 000 mètres a chuté une poignée de secondes après l’annonce du dernier tour. En queue de peloton, elle venait tout juste de lancer son effort,  son espoir de titre olympique sur 1500 semblait brisé. Mais son dossard orange qui s’apprêtait à quitter l’écran alors que les caméras se recentraient sur la tête de course s’est acharné à vampiriser la lumière. La Néerlandaise a entamé une remontée d’anthologie pour s’imposer en 4’05’’17 devant l’Australienne Jessica Hull et l’Américaine Elinor Purrier St.Pierre. De quoi envoyer un sérieux message à ses concurrentes, si besoin en était.

Après le partage de l’or à la hauteur dimanche, l’athlétisme a encore offert un scénario dingue, en finale de la longueur cette fois. Le Grec Miltiadis Tentoglou a décroché le graal sur sa dernière tentative en réalisant 8 m 41. Une marque partagée avec le Cubain Juan Miguel Echevarria. Au final, Tentoglou est déclaré vainqueur car son deuxième meilleur saut a été plus loin que celui d'Echevarria : 8 m 15 contre 8 m 09. Le bronze revient à un autre Cubain, Maykel Masso (8 m 21).

La finale des 100 m haies a sacré la Portoricaine Jasmine Camacho-Quinn grâce à un chrono de 12''37 devant la détentrice du record du monde Kendra Harrison (12''52) et la Jamaïcaine Megan Tapper (12''55).

Lutte libre : Koumba Larroque est tombée

Et en moins de deux secondes, tout a basculé. Alors que Koumba Larroque, tête de série numéro 3 du concours olympique de lutte libre en moins de 68 kg, visait le titre suprême, tout s'est effondré à moins de trente secondes de la fin du combat. Son adversaire, la Mongole Battsetseg Soronzonbold (31 ans), était alors menée 3 à 0 pour avoir longtemps refusé le contact avec la lutteuse française quand elle a placé sa seule offensive du combat. Un "tombé" qui a immédiatement propulsé la championne d'Europe 2021 sur le tapis. Ses deux épaules ayant percuté le sol, la ruée vers l'or lancée par Larroque a été stoppée net. Elle pourra peut-être se consoler avec une médaille de bronze, lors du tournoi des repêchages, dans le cas où son bourreau nocturne, médaillée de bronze aux JO en 2012 à Londres, parviendrait à se hisser en finale. 

En quête d'une médaille olympique, la lutteuse française Koumba Larroque s'incline face à la Mongole Battsetseg Soronzonbold dès les huitièmes de finale des 68 kg sur un tombé. Quelle désillusion !

Tir : Quiquampoix assure, Bessaguet s'écroule

Vice-champion olympique et numéro 3 mondial, Jean Quiquampoix vise un seul métal : la médaille d'or. Et les qualifications lui ont permis de se mettre en rythme du tir de vitesse (pistolet, 25m). Avec un joli score total de 586, le Parisien de 25 ans a assuré la deuxième place des qualifs, derrière le tireur d'élite allemand et champion olympique en titre, Christian Reitz (587). En revanche, c'est une toute autre affaire pour le deuxième tireur tricolore engagé, Clément Bessaguet. 

Le tireur français, Clément Bessaguet, lors du concours olympique des qualifications du tir au pistolet à 25 m, lundi 2 août. (TAUSEEF MUSTAFA / AFP)

Impressionnant et en tête de la première phase des qualifications la veille avec un score de 297 (dont deux séries parfaites à 100), le Montpelliérain (30 ans), qui visait également une médaille olympique, s'est littéralement écroulé dans la deuxième série. Avec un total de 582, il termine 7e et ne participera pas à la finale qui verra six tireurs s'affronter. C'est le Chinois Yuehong Li, à égalité au score, mais ayant "fait mouche" à 28 reprises (contre 22 pour Bessaguet), qui a pris la 6e et ultime place qualificative. 

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