JO 2021 : cinq choses à savoir sur Laura Tarantola et Claire Bové, médaillées d'argent en aviron

Le deux de couple poids léger a obtenu la première médaille de l'aviron français féminin depuis 1996 dans la nuit de mercredi à jeudi.

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Laura Tarantola et Claire Bove fières de leur médaille d'argent dans l'épreuve du deux de couple ploids léger, le 29 juillet à Tokyo.  (GUO CHEN / XINHUA / AFP)

Pour leurs premiers Jeux olympiques, Laura Tarantola et Claire Bové ne rentreront pas bredouilles de Tokyo. Elles ont arraché la médaille d'argent, jeudi 29 juillet, sur le deux de couple poids léger au terme d'une fin de course haletante. Voici ce qu'il faut savoir sur le duo désormais vice-champion olympique.

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La deuxième médaille olympique de l'histoire de l'aviron féminin français

25 ans que l'aviron tricolore attendait ça. Depuis 1996 et le bronze obtenu à Atlanta par Hélène Cortin et Christine Gossé, aucun équipage féminin français n'avait réussi à grimper sur un podium olympique d'aviron. C'est désormais chose faite grâce au duo composé de Laura Tarantola et Claire Bové, médaillées d'argent sur le deux de couple poids léger.

Christine Gossé, l'une des deux médaillées d'Atlanta 96, est d'ailleurs dans l'encadrement de l'équipe de France en tant qu'entraîneur en chef du secteur femmes. Elle a désormais trouvé la relève au sein de la sélection tricolore.

La joie magnifique de Claire Above et de Laure Tarantola sur le podium après la réception de leur médaille d'argent.

Claire Bové, bon sang ne saurait mentir

L'expression est taillée pour la native d'Aubergenville (Yvelines), qui voit le jour au sein d'une famille installée dans l'aviron français. La maman, Christine Bové, a connu le très haut niveau international, décrochant même une médaille d'argent aux mondiaux de Milan, en 1988, dans la même catégorie que sa fille, deux de couple poids léger.

Son père Vincent fréquente également le milieu de l'aviron. Il a déjà participé aux championnats de France avant de se spécialiser dans l'entraînement au club de Mantes-la-Jolie dont est issue Claire Bové. "Mon père est mon entraîneur depuis mes débuts, expliquait en 2019 la désormais vice-championne olympique sur le site de la communauté urbaine Seine-et-Oise. Maman reste plus dans son rôle de mère mais elle sait m'encourager, me faire partager son expérience. Mais je n'ai aucune pression." Comme si cela ne suffisait pas, son frère Ivan, 25 ans, partage son entraînement au pôle fédéral de Lyon.

Laura Tarantola, championne du monde en individuel

Si les deux coéquipières ont obtenu le plus beau métal de leur vie en couple, elles ont déjà trusté les podiums en individuel. Laura Tarantola possède la plus belle breloque, celle en or décrochée en skiff poids léger aux championnats du monde 2018 de Plovdiv (Bulgarie). La native d'Annemasse (Haute-Savoie) avait été vice-championne d'Europe à Glasgow (Ecosse), la même année.

À 23 ans, Claire Bové, quatre années de moins que son aînée, n'a jamais été titrée en individuel mais avait tout de même pris la deuxième place du skiff poids léger aux championnats d'Europe de Varèse (Italie) en 2021. Ensemble, elles avaient obtenu l'argent aux championnats d'Europe 2019 à Lucerne (Suisse).

Elles s'entraînent ensemble sur FaceTime

Associées depuis 2017 et le passage dans la catégorie seniors de Claire Bové, les deux rameuses forment un duo très complice. "Avec Laura [Tarantola], on forme une paire très complémentaire depuis plusieurs années, confirmait Claire Bové en 2019. On s'entend parfaitement sur l'eau mais aussi en-dehors, c'est une véritable amie."

Pourtant, les deux médaillées ne s'entraînent pas toute l'année ensemble, se réunissant seulement à quelques reprises pour travailler leurs repères. Bové s'entraîne à Lyon tandis que Tarantola rame sur l'Isère, à Grenoble, où elle a effectué son collège mais aussi son Master au sein de l'école de management de la ville. "On parle souvent, on s'appelle, et on se soutient quand l'autre n'a pas trop le moral, précisait Laura Tarantola en mars 2020 sur le site de la Fédération française d'aviron. On se motive aussi avec des entraînements ensemble en FaceTime. Si ça ne part pas en discussion pendant deux heures, l'entraînement est efficace !"

Elles ne sont pas arrivées tout de suite à l'aviron

Malgré la présence de l'aviron dans sa famille, Claire Bové n'a pas commencé l'aviron dès son plus jeune âge. "Au départ, je ne voulais même pas en entendre parler, rigolait-elle en 2019. Je faisais du triathlon au collège et ma meilleure amie, de l'aviron. Elle m'a proposé d'essayer son sport et j'ai accepté à condition qu'elle découvre le triathlon avec moi… C'était il y a neuf ans et finalement je me suis prise au jeu." Bien lui en a pris puisqu'elle est désormais médaillée olympique.

Pour Laura Tarantola, l'histoire est un peu similaire. "J'avais 14 ans lorsqu'une copine de collège m'a proposé de participer à la journée portes ouvertes de son club, retraçait-elle pour la SNCF dont elle fait partie du dispositif pour les athlètes de haut niveau. Elle faisait partie d'un groupe de filles de mon âge qui avaient envie de s'amuser en partant régulièrement en stage ou en compétition. C'est d'abord pour cette ambiance que j'ai continué." Après le tennis, le basketball et la danse, la Haut-Savoyarde a trouvé sa voie qui l'a menée sur le podium des Jeux olympiques.

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