UNESCO : Michel Platini veut inscrire le football au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, pour protéger "l'esprit du football"

Michel Platini travaille sur l'inscription du football au patrimoine culturel immatériel de l'humanité et se dit prêt à porter le dossier à travers le monde.

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Radio France
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Un an après la mort de l'ancien sélectionneur de l'équipe de France de football, Michel Hidalgo, ses proches et les anciens joueurs de l'équipe victorieuse de l'Euro 84 se sont réunis pour l'honorer au Stade Vélodrome. (SPEICH FRÉDÉRIC / MAXPPP)

L’ancien président de l’UEFA, Michel Platini, a dit travailler sur l'inscription du football au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, dimanche 5 septembre, lors de la nouvelle émission de France Inter, Hors Piste, présentée par Thomas Sotto.

Michel Platini a déjà rencontré la présidente de l’UNESCO, Audrey Azoulay qui s’est dite intéressée par le projet. "On est en train de travailler dessus", ajoute l'ancien capitaine de l'équipe de France de football dans les années 80. Il se dit prêt à porter le dossier à travers le monde, "puisque ce sont des décisions présidentielles. Il faut que je voyage, que je bouge", explique-t-il. Le fest-noz breton, le yoga, l'alpinisme ou le tango sont par exemple déjà inscrits sur cette liste.

Protéger les valeurs du football

Cette inscription pourrait protéger "l'esprit du football" et "faire en sorte que ça reste un jeu, et que ce jeu soit au-dessus de tout ce qu’il se passe". "Si on va dans une cour de récréation, on fait un "un contre un", "on met des pierres de chaque côté et c’est du football. Et ce n’est pas géré par une institution, ce n’est pas pour ça que vous être membre de la FIFA", explique Michel Platini.

"Le football c’est une flamme, c’est un jeu, c’est une passion. Et je veux qu’il soit reconnu comme cela par l’UNESCO", ajoute-t-il. Aujourd’hui il considère que le football "est plus un grand show, un grand business, un grand barnum" qu’à son époque. "On n’y peut rien, même si on essaie de le protéger, c’est le système qui est plus fort que nous", a-t-il regretté au micro de France Inter.

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