Iran : le rappeur Toomaj Salehi condamné à plus de six ans de prison

Le musicien de 32 ans a été arrêté pour avoir soutenu le mouvement de contestation contre le pouvoir iranien dont est à l'origine le décès de Mahsa Amini.
Article rédigé par franceinfo Culture avec AFP
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 1 min
Des Iraniens en exil marquent leur soutien au rappeur iranien Toomaj Salehi à Karl Johan, rue prncipale de la capitale Oslo (Norvège), le 8 juillet 2023. (JAVAD PARSA / NTB)

Le rappeur iranien Toomaj Salehi, arrêté fin octobre après avoir exprimé son soutien à la contestation contre le pouvoir dans son pays, a été condamné à six ans et trois mois, a annoncé lundi 10 juillet un média local. Le musicien de 32 ans est reconnu coupable de "corruption sur Terre", a précisé au quotidien Shargh son avocate, Roza Etemad-Ansari.

Ce rappeur populaire avait soutenu via ses chansons et sur les réseaux sociaux le mouvement de contestation déclenché après la mort le 16 septembre de Mahsa Amini après son arrestation par la police des mœurs, qui lui reprochait d'avoir enfreint le code vestimentaire strict pour les femmes. En novembre, l'autorité judiciaire a accusé le chanteur de "propagande contre le système", d'avoir "troublé la sécurité" du pays, "coopéré avec les Etats hostiles à la République islamique" et "incité à la violence".

Soutien international 

Des artistes étrangers lui ont apporté leur soutien, craignant qu'il ne soit condamné à mort. Sa défense a précisé lundi que Toomaj Salehi était interdit de toute activité musicale pour deux ans, mais qu'il avait été acquitté d'avoir "insulté le guide suprême iranien" et "communiqué avec des pays hostiles". Le rappeur, qui était à l'isolement dans la prison de Dastguerd, a été transféré lundi dans le quartier général de cet établissement pénitentiaire, a ajouté son avocate.

Plusieurs centaines de personnes, dont des membres des forces de l'ordre, ont été tuées et des milliers arrêtés au cours des manifestations qui se sont tenues en octobre et novembre en Iran, avant de refluer. Sept hommes ont été exécutés pour leur implication dans ce mouvement.

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