VIDEO. "C'est monstrueux" : Nadine Trintignant réagit à la tournée contestée de Bertrand Cantat

"Citez-moi un seul assassin que l'on a applaudi après (...). Ça n'a pas existé", a dénoncé la mère de Marie Trintignant samedi, sur le plateau de "C l'hebdo", sur France 5.

Bertrand Cantat sur scène à La Rochelle (Charente-Maritime), le 12 juillet 2014 
Bertrand Cantat sur scène à La Rochelle (Charente-Maritime), le 12 juillet 2014  (XAVIER LEOTY / AFP)

"C'est rude." Nadine Trintignant, la mère de Marie Trintignant, n'a pas caché sa douleur et sa colère, samedi 17 mars sur le plateau de "C l'hebdo", sur France 5. La réalisatrice et écrivaine française a vivement dénoncé la tournée polémique de Bertrand Cantat, condamné à huit ans de prison pour coups mortels sur sa compagne, Marie Trintignant, en 2003. 

"C'est monstrueux. Citez-moi un seul assassin que l'on a applaudi après. Citez-m'en un. (...) Ça n'a pas existé", s'est indigné Nadine Trintignant samedi. 

La mère de Marie Trintignant a également dénoncé la réaction de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, à la polémique entourant la tournée de l'artiste. Bertrand Cantat a "le droit de vivre sa vie (...), il a payé", avait déclaré la ministre, jeudi soir sur franceinfo. Tout en rappelant "le nom de Marie Trintignant", Françoise Nyssen avait ajouté que son ministère "n'a pas à intervenir sur les programmations, c'est la liberté de programmation". Ces propos ont suscité la colère de la réalisatrice samedi. 

La ministre de la Culture n'est pas au courant que jamais on n'a applaudi un assassin ? Que jamais il n'est venu sur scène ?Nadine Trintignant sur le plateau de "C l'hebdo"

Nadine Trintignant a également contesté l'argument selon lequel Bertrand Cantat "a payé" pour le meurtre de Marie Trintignant. "On dit qu'il a fait son temps. Il avait huit ans, il en a fait quatre, c'est la moitié", a-t-elle souligné. "Il avait la télé, il pouvait recevoir ses copains tous les jours", a poursuivi l'écrivaine, condamnant la tournée "égoïste et vaniteuse" de Bertrand Cantat.