VIDEO. "Je demande pardon" : Yann Moix fait son mea culpa pour ses "dessins obscènes" sur le plateau d'"On n'est pas couché"

L'écrivain est également revenu, samedi sur France 2, sur le témoignage de son frère Alexandre, qui l'accuse de lui avoir fait subir de multiples sévices. Il a assuré n'avoir "jamais battu son frère". 

Yann Moix sur le plateau de l\'émission \"On n\'est pas couché\" de France 2, le 31 août 2019. 
Yann Moix sur le plateau de l'émission "On n'est pas couché" de France 2, le 31 août 2019.  (FRANCE 2)

Après trois saisons dans l'émission "On n'est pas couché" en tant que chroniqueur, Yann Moix occupait cette fois la place de l'invité, sur France 2, samedi 31 août. L'écrivain, invité pour la promotion de son dernier roman Orléans (Grasset), est au cœur d'une vive polémique depuis la révélation par L'Express d'écrits et de dessins antisémites de sa jeunesse

A peine arrivé sur le plateau de Laurent Ruquier, l'auteur a tenu à présenter ses excuses : "Je demande pardon à toutes les personnes, quelles qu'elles soient, celles de la communauté juive, mais aussi tous ceux qui se sentent respirer comme des humains, et non pas comme des bêtes, pour les dessins choquants, les bandes dessinées obscènes et dégradantes, de mon cru, qu'elles ont pu voir." Dans son mea culpa, il a ajouté : "Le jeune homme que j'étais, je lui cracherais dessus aujourd'hui", formulant des excuses particulières à Bernard Henri-Lévy, qui est l'un de ses proches. 

"Ce frère est une victime" 

Dans une interview de 40 minutes, l'écrivain est également revenu sur les accusations de son petit frère, Alexandre Moix, qui affirme que son aîné a été un "tortionnaire" qui a fait passer pour siennes, dans son dernier roman Orléans, les violences qu'il a infligées à son cadet dans leur enfance. 

"Ce frère est une victime. Nous sommes deux victimes. Nos parents nous ont fait nous entredéchirer" a affirmé Yann Moix, assurant qu'il n'avait jamais battu son frère. "Mon frère s'est bâti un récit pour pouvoir survivre à ce qu'il a vu : il a assisté pendant toute notre vie aux sévices, aux tortures que j'ai subis." 

En conclusion de son intervention, l'écrivain, la mine défaite et le ton grave, a tenté une prise de recul par rapport à ses erreurs de jeunesse : "Je pourrais être une ordure antisémite mais j'ai essayé de raturer ça pour devenir l'homme que je suis aujourd'hui. Et l'homme de 50 ans que je suis aujourd'hui crache au visage de celui de 20 ans"