Coupe du monde 2022 : après Paris, Marseille, Bordeaux ou Strasbourg, Lyon ne diffusera pas de match sur écrans géants

Bordeaux, Marseille et Paris ont annoncé lundi qu'aucun match du Mondial au Qatar ne serait diffusé sur écran géant, et Lyon a pris la même décision, mercredi matin.

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La fan zone de Lyon lors de la demi-finale de l'Euro 2016 de football entre l'Allemagne et la France, le 7 juillet 2016.  (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

Le mouvement grossit un peu plus encore. Depuis une semaine, plusieurs grandes villes françaises, Strasbourg, Marseille, Paris, Lille, Saint-Etienne, ont annoncé qu'elles ne diffuseraient aucun des matchs de la Coupe du monde de football, qui se déroulera au Qatar du 20 novembre au 18 décembre.

Dernière ville en date à se positionner sur le sujet, Lyon, qui a decidé de rejoindre ce mouvement, mercredi 5 octobre. "Le pays organisateur est accusé par de nombreuses ONG de bafouer les droits humains. Cette compétition est également doublée d’une aberration climatique. Deux raisons qui incitent aujourd’hui la ville de Lyon à ne pas diffuser publiquement les matchs durant toute la durée du Mondial", a fait savoir la municipalité par communiqué, mercredi 5 octobre. 

"Nos joueurs, le football et plus largement tous les amateurs et amatrices de sport sont devenus prisonniers de cette situation irrationnelle. Cette décision de réaliser le Mondial au Qatar est un contresens historique. Ne pas en faire la promotion est une réponse", a écrit le maire Grégory Doucet.

Plus tôt dans la semaine, la mairie de Paris avait annoncé, lundi 3 octobre, qu'elle se joignait au mouvement, tout comme Saint-Etienne. "Pour nous il n'a pas été question d'installer des zones de diffusion des matchs pour plusieurs raisons : la première, c'est les conditions de l'organisation de cette Coupe du monde, tant sur l'aspect environnemental que social, la seconde, c'est la temporalité, le fait que ça ait lieu au mois de décembre", a expliqué l'adjoint chargé du sport à la mairie de Paris, Pierre Rabadan.

Paris, comme Marseille quelques heures plus tôt

Strasbourg a été la première commune à faire part de sa décision dès le mois de septembre : il n'y aura pas de fan zones ni de grand écran en ville durant la compétition pour relayer les matchs de l'équipe de France. Un mouvement depuis rallié par plusieurs grandes municipalités de différents bords politiques comme Bordeaux (EELV), Lille, Nancy, Rennes, Marseille et Paris (PS).

"Marseille, fortement attachée aux valeurs de partage et de solidarité du sport et engagée pour construire une ville plus verte, ne peut contribuer à la promotion de cette Coupe du monde de football au Qatar", indique le communiqué de la ville, envoyé à franceinfo: sport, lundi. "Cette compétition s'est progressivement transformée en catastrophe humaine et environnementale, incompatible avec les valeurs que nous voulons voir portées au travers du sport et notamment du football", est-il encore écrit. 

Dirigée par le Rassemblement national, Perpignan annonce également boycotter le rendez-vous tout comme Saint-Etienne, pilotée par Les Républicains. "Les valeurs portées par cette manifestation sportive internationale sont aux antipodes de celles de Saint-Etienne, ville inclusive et durable Unesco et du plan de mandat de l'équipe municipale qui repose sur les trois piliers que sont le bien-être social, le développement durable et les valeurs de la République", fait savoir la municipalité dans un communiqué publié ce mardi.

Les grandes villes ne sont pas les seules à prendre position, à l'image de Chomérac (3 000 habitants), en Ardèche, qui a décidé de ne pas installer d'écran géant durant la Coupe du monde.

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