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Tour de France 2022 : David Gaudu veut "viser encore plus haut" que sa quatrième place au général dans le futur

Le grimpeur breton de la Groupama-FDJ est le Français le mieux classé au général avant la dernière étape, dimanche.

Article rédigé par franceinfo: sport avec AFP
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
David Gaudu à l'issue de la 18e étape du Tour de France à Hautacam, le 21 juillet 2022. (MARCO BERTORELLO / AFP)

Il réalise la meilleure performance française au général depuis 2017. A 25 ans, David Gaudu, le grimpeur breton de la Groupama-FDJ explique comment sa quatrième place sur le Tour de France 2022 le "motive pour viser encore plus haut" dans un entretien à l'AFP, avant le départ de la dernière étape, dimanche 24 juillet.

Avec un peu de recul, comment analysez-vous cette quatrième place ? Que change-t-elle à vos ambitions pour l'avenir ?

David Gaudu : C'était la première fois que j'étais clairement leader, avec une équipe dédiée à 100% pour moi. Ce test est réussi. J'ai réussi à être avec les meilleurs grimpeurs du monde, le gratin du gratin, et ça me donne de la confiance pour la suite. Le fait de n'avoir jamais rien lâché montre que la stratégie mise en place était la bonne.

D'habitude, je grimpe jusqu'à ce que ça explose. Là, ça s'est fait naturellement de prendre mon train dans les montées. J'ai eu la chance aussi de pouvoir compter sur une grosse équipe avec notamment Valentin (Madouas), le 4x4 (rires). Maintenant, le plus dur est de confirmer. Mais ça me motive pour continuer à progresser, pour viser encore plus haut.

Plus haut, c'est Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar. Quand vous voyez leur niveau, ça vous fait peur ou ça vous motive ?

Ça motive. Forcément, ils sont plus forts que nous. Mais on a vu Pogacar faire une fringale sur l'étape du Granon. Personne n'est à l'abri. Ça m'inspire pour travailler encore plus et tenter de rattraper leur niveau. Si je vais y arriver ? Je n'en sais absolument rien. Mais je vais essayer.

Quels sont vos principaux axes de progression et votre calendrier pour les prochains mois ?

On a énormément travaillé le contre-la-montre et on va continuer à le faire. Aujourd'hui, pour être un super coureur, il faut être bon partout. Regardez Pogacar : l'année dernière, il gagne le Tour de France et Liège-Bastogne-Liège, les deux courses qui me font rêver.

Quant à mon programme, je vais faire quelques critériums et samedi prochain, je serai à la San Seb' [Clasica San Sebastian]. Après, je ne sais pas. Les championnats du monde [en septembre en Australie], pas sûr que j'y sois. Je n'ai pas de news de Thomas Voeckler [sélectionneur de l'équipe de France].

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