Vendée Globe : la récupération de Kevin Escoffier par la Marine nationale "s'est vraiment bien passée", explique la direction de la course

Le directeur de course a raconté sur franceinfo comment s'est déroulé le transfert spectaculaire en pleine mer. 

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Radio France
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Le transfert de Kevin Escoffier depuis le bateau de Jean Le Cam vers le navire de la Marine nationale.  (© Marine Nationale / Défense)

La récupération de Kevin Escoffier par la Marine nationale "s'est vraiment bien passée. Ça a été très vite", a expliqué dimanche 6 décembre sur franceinfo Jacques Caraës, le directeur de course du Vendée Globe. Le rocambolesque sauvetage de Kevin Escoffier sur le Vendée Globe vient de connaître son épilogue. Le skippeur, naufragé le week-end dernier, a été récupéré par le Nivôse, une frégate de la Marine nationale, après avoir passé une semaine dans le bateau de Jean Le Cam, qui l’avait sauvé des eaux.

franceinfo : Quand a eu lieu l’opération ?

Jacques Caraës : Ce débarquement s’est passé vraiment très, très bien. Il a eu lieu à 3 heures 10 (heure de Paris) exactement. Le point de rencontre avec la frégate Le Nivôse s’est fait dans de bonnes conditions. Il y avait quand même de la mer formée. Ils ont pu mettre leur semi-rigide à l'eau. Kevin était préparé en combinaison de survie, comme il avait été récupéré à l'époque par Jean. Donc, il a enfilé cette combinaison survie et a sauté à l'eau pour être récupéré par une annexe pneumatique de la frégate. Donc, tout s'est vraiment bien passé. Ça a été très vite comme transbordements.

Jean Le Cam, qui s'est dérouté pour aller sauver Kevin Escoffier, a pendant une semaine partagé ses réserves de nourriture. Le Vendée Globe est une course sans assistance. Est-ce que cette frégate a apporté un complément de nourriture ?

Complètement. C'est une fortune de mer. Effectivement, c'est des cas quasiment exceptionnels. Donc, on a effectivement l'accord du jury qui est présidé par Georges Priol et Jury international. Si Jean demandait à un surplus d'avitaillement, il pouvait le faire. C'est ce qu'il a fait et la Marine nationale, généreusement, lui a donc passé un peu d'avitaillement pour compenser ce qui lui manquait.

Jean Le Cam a aussi perdu beaucoup de temps dans la course. Un geste du jury est possible ?

Cela fait partie des règles de course et des bonus éventuels qui vont être traités par le jury. Nous, la direction de course, on affine effectivement tous ces temps de retard le mieux possible avec notre cellule météo. Et effectivement, ensuite, le jury pourra délibérer et donner un bonus. Jean Le Cam, qui faisait une course exceptionnelle forcément, a été un peu coupé dans son élan, mais cela fait partie des conditions exceptionnelles qui seront réattribuées par le jury un peu plus tard.

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