Navigation : un stage de survie avant le Trophée Jules-Verne

Le navigateur Franck Cammas et ses équipiers suivent un stage de survie à Lorient (Morbihan) avant de prendre le départ du Trophée Jules-Verne à partir du 1er novembre.

Avant de prendre le départ du Trophée Jules-Verne le 1er novembre à bord de son maxi-trimaran Edmond de Rothschild, le navigateur Franck Cammas et son équipage suivent un stage de survie à Lorient (Morbihan). Puisqu'ils devront affronter des conditions de mer difficiles au cours du tour du monde, ils doivent acquérir les bons réflexes pour gérer les situations extrêmes. Cela passe par s'entraîner à enfiler une combinaison de survie dans l'eau, gérer un incendie à bord, récupérer un homme à la mer ou encore s'extraire d'une cabine les pieds liés et les yeux bandés.

Un stage pour mieux visualiser les risques

Fort de ses deux tours du monde et de l'expérience de trois chavirages, Franck Cammas craint plus que tout l'homme à la mer. "On voit qu'avec nos bateaux qui vont très très vite, à partir du moment où on tombe dans l'eau, la chance de survie et la chance de récupération de l'homme face à la mer est tout de suite assez réduite. Du coup, les risques, on les visualise mieux après un stage comme ça", confie-t-il. Avec ses équipiers, il tentera de battre le record de Francis Joyon établi en 2017 : 40 jours, 23 heures et 30 minutes.

Le skipper du multicoque \"Groupama 3\" Franck Cammas au départ de la Route du rhum, course en solitaire, de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) à Pointe-à-Pitre, le 31 octobre 2010.
Le skipper du multicoque "Groupama 3" Franck Cammas au départ de la Route du rhum, course en solitaire, de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) à Pointe-à-Pitre, le 31 octobre 2010. (DAMIEN MEYER / AFP)