Wimbledon 2021 : "On va voir ce qu'il me reste dans le réservoir", prévient Roger Federer

Le Suisse s'est qualifié pour les quarts de finale à Wimbledon, lundi 5 juillet. 

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France Télévisions
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Le Suisse Roger Federer s'est qualifié pour les quarts de finale à Wimbledon, le 5 juillet. (SHUHEI YOKOYAMA / YOMIURI / AFP)

Depuis des mois, et sa double opération du genou droit, Roger Federer travaillait en espérant être prêt pour Wimbledon. Lundi 5 juillet, il s'est qualifié avec autorité et une grande satisfaction pour les quarts de finale.

Après trois matchs gagnés à Roland-Garros, vous en êtes à quatre à Wimbledon. Comment vous sentez-vous ?

Roger Federer : C'est bon de voir que le travail paie, que je suis capable de jouer à ce niveau des matches au meilleur des cinq sets. Il y a différentes façons d'aborder les choses : jouer cinq jours d'affilée, ce n'est pas comme jouer au meilleur des cinq sets un jour sur deux. Pareil avec les tournois : jouer d'une semaine sur l'autre ou une semaine sur deux.

Tout ça, quand on est jeune, on ne se pose pas la question. Mais quand on est comme moi, avec l'année que j'ai passée, il n'y a que des interrogations, partout. J'ai choisi d'encaisser des défaites afin d'emmagasiner des informations, juste pour pouvoir être sur le court et mettre mon corps en état, en espérant qu'une fois Wimbledon venu, je me réveillerais le matin et me sentirais bien, capable de jouer cinq sets. Et c'est comme ça que je me sens, donc c'est très satisfaisant. Maintenant, on va voir ce qu'il me reste dans le réservoir.

Comment avez-vous évolué tout au long de vos quatre matchs à Wimbledon ?

C'était très intéressant quand le toit s'est refermé. Le terrain est redevenu un peu glissant. L'humidité est remontée alors que je n'avais absolument pas transpiré pendant qu'on jouait en extérieur et pourtant je jouais plus vite. En indoor, le jeu est plus lent. Les deux premiers jours, quand on a joué en indoor, ce n'étaient pas des conditions dans lesquelles nous avons l'habitude de jouer pendant l'année. C'est vraisemblablement une des raisons pour lesquelles j'ai eu du mal face à Mannarino au premier tour. En plus, il dominait du fond du court.

Aujourd'hui, je m'attendais à ce que Sonego me fasse plus mal avec son coup droit et son service. Mais une fois le toit fermé, le jeu plus lent, je trouvais son revers et il ne me faisait plus peur. Donc aujourd'hui, j'ai compris pourquoi en début de tournoi il m'était impossible de m'appuyer autant que je le voulais sur mon service, alors qu'on est sur gazon et qu'on s'attend à faire des aces. En plus, je pense avoir fait des progrès. Je prends la balle plus tôt. Je me suis clairement habitué aux conditions de jeu, aux balles, à la vitesse des courts. J'arrive mieux à prendre les balles montantes ou en demi-volées. Tout ça, ça peut faire la différence.

A partir de mardi, le Centre Court et le Court N.1 seront en pleine capacité de public. Que cela vous inspire-t-il ?

Jouer avec 100 % du public ce sera incroyable. Lors des sessions nocturnes à Paris, il y avait cinq personnes... La différence est immense. Quand Lorenzo (Sonego) a fait réagir le public, ce son... c'est pour ça qu'on joue. J'ai essayé d'imaginer ce que ça m'aurait fait de remporter Wimbledon sans public en finale. J'y ai pensé l'an dernier quand je regardais les gars jouer quasiment sans public. Je pense que ça m'aurait enlevé 70 ou 80% de la satisfaction. C'est pour ça que je suis très heureux du retour du public.

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