Tennis : "Je me rapproche de la lumière", se réjouit Serena Williams après sa première victoire depuis 430 jours

L'Américaine de 40 ans a remporté son premier match de l'année, lundi au Canada, lors du premier tour du tournoi WTA 1000 de Toronto. Une délivrance. 

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France Télévisions
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Serena Williams démonstrative après son premier tour victorieux à Toronto, face à l'Espagnole Nuria Parrizas Diaz, le 8 août 2022.  (VAUGHN RIDLEY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Il y a quelques années, quand Serena Williams mettait sous sa coupe le tennis mondial, personne n'aurait imaginé qu'elle traverserait une période de disette de 430 jours sans victoire. En battant, lundi 8 août, l'Espagnole Nuria Parrizas Diaz (6-3, 6-4), au premier tour du tournoi de Toronto, l'Américaine vient pourtant de mettre fin à une interminable traversée du désert. Ce succès, le premier depuis le 4 juin 2021 et un 3e tour victorieux à Roland-Garros, est une véritable oasis pour Serena, dont la soif de victoire demeure inextinguible. 

"Je suppose qu'il y a une lumière au bout du tunnel. Je me rapproche de la lumière", soufflait-elle en conférence de presse à l'issue de la rencontre. Pour en arriver là, la joueuse aux 23 titres du Grand Chelem avait d'abord dû digérer son retour avorté, quelques semaines plus tôt, à Wimbledon. Dans un jardin où elle a sept fois triomphé, l'Américaine, qui faisait son véritable retour à la compétition un an après son dernier match, avait été surprise d'entrée par la Française Harmony Tan

Au bord des larmes en sortant du Centre Court, Serena Williams savait que le temps jouait contre elle. La maman quadragénaire, en dépit d'une puissance quasi intacte, connaît le poids des années. Empruntée, pas assez mobile, elle avait quitté Londres sur l'image d'une joueuse devenue presque facilement prenable. Pour son deuxième lancement au Canada, la fusée US a, cette fois, évité le crash. Même si la carlingue a de nouveau tremblé. 

Un public enamouré

Opposée à la solide espagnole Parrizas Diaz, 57e mondiale, Williams n'a dû sa survie qu'à sa première balle ou presque. Toujours en difficulté dans ses déplacements latéraux, la désormais 407e mondiale s'en est aussi sortie grâce à sa force mentale, immuable, à son expérience, et au soutien d'un public acquis à sa cause. La vaillance de la "vieille lionne" force toujours l'admiration. L'Américaine en a bien conscience et elle a rappelé qu'elle ne serait pas éternelle : "J'adore jouer, c'est génial, mais je ne peux pas faire ça pour toujours".

Elle tentera néanmoins de prolonger l'instant au prochain tour, contre la gagnante du match Bencic-Martincova. Avec ce mantra en tête : "Parfois vous voulez juste essayer de profiter du moment présent et de faire du mieux que vous pouvez". Une posture modeste, bien loin de la volonté d'hégémonie qui était la sienne il n'y a encore pas si longtemps. Mais, à trois semaines de "son" US Open, la "vieille lionne" rugit encore. 

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