Masters WTA : Caroline Garcia, la shérif de ces dames

Au Texas, la Française n'a jamais cessé de faire régner sa loi. Après avoir écarté Maria Sakkari (6-3, 6-2), dimanche, elle a remis le couvert avec la même autorité, dans la nuit de lundi à mardi, en finale contre Aryna Sabalenka (7-6 |7-4], 6-4).

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Caroline Garcia au service lors de sa demi-finale du Masters à Fort Worth, au Texas, le 6 novembre 2022. (TOM PENNINGTON / AFP)

L'été, le soleil, les amours de vacances et les promesses toujours non tenues de garder contact... Caroline Garcia n'est pas comme ça. Après trois mois de passion retrouvée, la Française continue de battre le fer pendant qu'il est chaud et entretient la flamme d'une progression, dans le jeu comme dans le classement, qui semble inextinguible. En finale, mardi 8 novembre, face à Aryna Sabalenka, la nouvelle 4e joueuse mondiale a encore soufflé sur les braises. 

Des braises qui rougissent depuis les beaux jours, entretenues par des victoires à Bad Homburg, Varsovie et Cincinnati, ainsi que par une demi-finale à l'US Open. Un été en pente douce, sauf pour ses adversaires. Pourtant, après ce retour de flamme, symbolisé par la mise en place d'un jeu résolument tourné vers le filet, une légère décompression aurait pu être possible. D'autant qu'il y à peine quelques jours, juste avant de s'envoler vers Fort Worth et le Texas, Caroline Garcia apprenait le départ surprise du coach qui l'avait ramenée au sommet, Bertrand Perret (pour raisons extrasportives). 

"C'était inattendu et donc compliqué à gérer. Mais j'ai essayé de bien rebondir", confessait Garcia en conférence de presse après sa demi-finale. La Française ne conserve aucune amertume après cette séparation : "Je garde en tête tous les bons souvenirs de cette année, tout ce que l'on a pu travailler ensemble, car plein de choses sont gravées en moi, qui me reviennent pendant les matchs, les entraînements". C'est grâce à cette base que la Tricolore s'en est sortie miraculeusement en phase de poules, face à la Russe Daria Kasatkina (4-6, 6-1, 7-6). 

Ace machine

"Tout pouvait s'arrêter là", soufflait, lucide, Garcia. "Je me suis finalement qualifiée à l'arraché et il a fallu immédiatement me projeter sur cette demi-finale." La confiance engrangée ces derniers mois a donc fait pencher la balance, indubitablement. Et sans jamais renier, même dans les moments de tension ou de doutes, les principes qui l'ont portée au firmament du tennis au Texas : une volonté farouche de jouer vers l'avant. Cette tactique, chevillée au corps, ne serait pourtant pas possible sans un service de feu. La statistique n'est pas forcément connue mais elle est suffisamment éloquente pour expliquer les succès de la Tricolore : avec 390 aces cette saison, elle trône tout simplement à la première place mondiale dans cette catégorie. 

Mais "Caro" ne s'est pas contentée d'être la meilleure serveuse. Elle voulait plus. Face à Aryna Sabalenka, tombeuse surprise de l'ogresse Iga Swiatek dans l'autre demi-finale, Garcia a est ainsi devenue la deuxième joueuse française à s'imposer dans le Masters féminin, après Amélie Mauresmo en 2005. Le point d'orgue d'une saison exceptionnelle pour Garcia. "Remporter le Masters, je ne peux pas dire que c'était l'objectif du début de saison, mais j'en suis super fière. C'est une étape importante de ma carrière, se réjouissait-elle après sa consécration. C'est beaucoup d'émotion."

Après des années de doute, de blessure et crises de confiance, la Française est passée, cette saison, de la 75e place mondiale à la 4e. Et sans jamais se départir d'une joie de jouer retrouvée. "Quand je joue de façon agressive, que je gagne des points, que les efforts sont payants, qu'il y a un partage avec le public, que je peux enchaîner comme ça dans les gros tournois, alors oui, forcément, ce n'est que du plaisir". Le plaisir, l'atout majeur dans le jeu de Garcia. L'as de Caro en somme.

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