Open d'Australie : Ashleigh Barty sacrée à domicile pour son troisième titre du Grand Chelem

L'Australienne a dominé l'Américaine Danielle Collins (6-3, 7-6) samedi en finale du premier Majeur de la saison 2022.

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France Télévisions
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L'Australienne Ashleigh Barty avec le trophée de l'Open d'Australie 2022, après sa victoire en finale face à l'Américaine Danielle Collins, samedi 29 janvier.  (WILLIAM WEST / AFP)

Impériale, jusqu'au bout. Ashleigh Barty est allé au bout de son parcours de rêve à Melbourne. La n°1 mondiale a remporté l'Open d'Australie en disposant de la surprenante Danielle Collins (6-3, 7-6), samedi 29 janvier à Melbourne. La tête de série numéro 27 a fait mieux que résister, se montrant la première adversaire à vraiment pousser Barty hors de sa zone de confort. Insuffisant toutefois pour gâcher la quinzaine idéale de la joueuse de 25 ans, victorieuse de son troisième titre du Grand Chelem après Roland-Garros 2019 et Wimbledon 2021, son premier Majeur devant son public qui l'attendait tant.

Sous les yeux de Chris O'Neil, dernière Aussie vainqueur à la maison en 1978, "Ash'" Barty n'a pas laissé la pression de tout un peuple la dévorer. Vainqueur de ses six premiers matchs sans avoir perdu le moindre set – ni même vraiment la moindre minute -, la locale a su mettre en place son plan de jeu comme si de rien n'était, tout du moins le temps d'un set.

Dos au mur, quand certaines prennent appui pour se redresser, Ashleigh Barty, elle, avance inexorablement, dans le court et dans le jeu. L'Australienne a su se montrer solide dans les quelques rares moments chauds, quand Danielle Collins a commis une vilaine double faute sur la première balle de break adverse, à 3-2. En un clin d'œil la n°1 mondiale a pris les rênes de la finale, avec un jeu blanc pour finir la première manche en tout juste 32 minutes.

La rebellion de Collins n'a pas suffi

Accrocheuse, rageuse même comme à son habitude, Danielle Collins a eu le mérite de ne jamais lâcher cette finale quand les vents semblaient tous contraires. Profitant d'un léger passage à vide de Barty sur sa mise en jeu, l'Américaine a su élever son niveau et lâcher ses coups. Par sa puissance, la Floridienne est un des poisons les plus dangereux du circuit féminin quand il s'agit de faire déjouer son adversaire. Ses retours dans les pieds et sa volonté d'agresser ont semé quelques doutes chez l'Australienne, dont la carapace a montré de premières fêlures.

A 1-5 en sa faveur dans le deuxième set, la favorite de cette finale a retrouvé ses esprits, et avec eux son irrésistible domination. Oubliées les fautes directes (neuf dans les six premiers jeux, quatre dans les sept suivants), Ashleigh Barty a renoué avec le fil de son match et de son identité tennis. Tout en variation, et avec une puissance décuplée, la tête de série numéro un a complètement renversé une manche qui semblait lui avoir échappé. La force de l'habitude et le poids d'une patronne, une vraie. Le tie-break, conclu sept points à deux, offre une fin parfaite à son Open d'Australie, remporté sans avoir perdu de set et terminé par un troisième tournoi du Grand Chelem en trois finales. Un succès 6-3, 7-6, le même score que... Chris O'Neil, en 1978. L'histoire fait bien les choses. 

Barty, la fierté des siens

Pour Barty, ce sacre – qui lui permet désormais d'avoir remporté un Majeur sur les trois surfaces (terre battue, gazon et dur) – a une saveur forcément particulière, devant une Rod Laver Arena acquise à sa cause, et toute l'Australie avec. Ashleigh Barty, la fierté des Aussies qui espéraient ce trophée depuis 44 ans et ont vécu une journée de rêve puisque la finale du double hommes, disputé entre deux paires australiennes juste après la finale dames, est revenu au tandem d'attachants trublions Nick Kyrgios / Thanasi Kokkinakis. Pour le peuple austral aussi, ce trophée restera spécial, lui qui avait débuté le tournoi sur les nerfs après le psychodrame Novak Djokovic, entre crise sanitaire pénible sur l'île d'Océanie et décisions politiques.

Le sourire est désormais revenu, grâce à sa protégée, digne représentante de la communauté aborigène australienne et qui avait le choix de rester "Down Under" auprès de siens pendant la pandémie de Covid-19. Le coronavirus aura peut-être repoussé le règne d'Ashleigh Barty de quelques mois, mais le sillon d'une carrière florissante est désormais bien tracé.

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